Toulouse : une sœur dominicaine accusée d'agression sexuelle par une ancienne élève

Toulouse : une sœur dominicaine accusée d'agression sexuelle par une ancienne élève
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POLÉMIQUE - Une femme de 52 ans accuse son ancienne enseignante, une religieuse de l'ordre dominicain, de l'avoir agressée sexuellement pendant un an. Ces actes auraient eu lieu lorsqu'elle était pensionnaire dans un collège de la banlieue de Toulouse.

L'Eglise catholique visée par une nouvelle affaire de pédophilie ? Selon France 3 Occitanie, une femme de 52 ans, affirme avoir été agressée sexuellement lorsqu'elle était collégienne, près de Toulouse. Des faits pour lesquels la prescription s'appliquerait, mais qui justifie selon cette plaignante le déplacement de la religieuse.


"Cela s’est passé dans l’établissement scolaire l’Annonciation, à Seilh en banlieue toulousaine", raconte Alice à France 3. Elle avait alors 14 ans et venait de redoubler sa 4e dans ce collège dominicain, précise la chaîne d'information. "Cela duré tout au long de l’année scolaire, car j’y étais pensionnaire. Cela a commencé par des baisers, puis des caresses sur le corps, jusqu'à aller un peu plus loin au Vatican, lors d'un voyage scolaire", précise la quinquagénaire.

"Je sais qu’elle est au contact des enfants"

Selon la plaignante, ces agressions physiques se sont accompagnées d'harcèlement moral. "Elle faisait le catéchisme et elle me désignait comme 'le mal'. Comme dans la parabole de 'la mauvaise herbe et du bon grain'. Un jour, nous étions partis pour une retraite de trois jours. Elle a alors dit à nouveau à tout le monde que j’étais le 'mal' et donc qu’il y aurait une séance d’exorcisme. Je ne savais pas ce qu'était un exorcisme. Je ne comprenais pas parce que je n’étais pas méchante. Je ne me considérais pas comme mauvaise."


Si elle prend la parole des décennies après les faits supposés, c'est que la religieuse incriminé est réapparu dans sa vie depuis deux ans. Elle a en effet pris sa retraite et s'est installée à proximité de son ancien élève. "Sœur Anna, va-t-en", déclare cette dernière dans le reportage de France 3. Et d'ajouter : "Elle est toujours là et je sais qu’elle est au contact des enfants. Pire ! Elle a été nommée prieure au mois de septembre…"

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Selon un article du Figaro, un rapport du ministère de l'Intérieur évaluait en janvier 2018 le pourcentage de femmes mises en cause pour des infractions à caractère sexuel à 2,3%. Selon des associations, ce chiffre attendrait en réalité les 20%.

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