Trafic de barbiturique : une vaste opération de démantèlement mobilise 300 policiers en France

Police

SAISIES - Une centaine de perquisitions ont eu lieu mardi en France dans le cadre d'une enquête portant sur un trafic de Pentobarbital, un puissant anesthésiant parfois utilisé pour l'aide au suicide.

Une vaste opération de police a eu lieu mardi en France. Au total, une centaine de perquisitions ont été enregistrées dans le cadre d'une enquête portant sur un trafic de Pentobarbital, un puissant anesthésiant parfois utilisé pour l'aide au suicide, a annoncé le parquet de Paris.

Cette opération a mobilisé 18 régions de gendarmerie et 300 officiers de police judiciaire. Elle a aussi permis la saisie de 130 flacons "susceptibles de correspondre" au produit concerné, a indiqué le parquet. Le contenu des flacons va désormais "être analysé".

Parfois utilisé pour le suicide

Le Pentobarbital est un barbiturique interdit en France depuis 1996 pour la médecine humaine. Fabriqué par un laboratoire danois qui détient une licence exclusive de production aux États-Unis, il est parfois détourné par des personnes souhaitant mettre fin à leurs jours. L'enquête sur ce trafic a été déclenchée après la transmission à l'Oclaesp (Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique) par les autorités américaines d'une liste de destinataires français de colis pouvant contenir ce puissant anesthésiant.

Le produit, appelé "Nembutal", était "expédié, sous couvert d'une déclaration en Douane, comme cosmétique", précise dans un communiqué le parquet de Paris, qui a ouvert une enquête préliminaire le 26 juillet, confiée à la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN). Les chefs d'accusations retenus sont : "importation en contrebande de marchandises dangereuses pour la santé publique", "exercice illégal de la profession de pharmacien" et "publicité en faveur de produits ou méthodes permettant de se donner la mort", ajoute le parquet.

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Les recherches menées par les gendarmes de l'Oclaesp, appuyé du SCRC (service central du renseignement criminel), ont permis de localiser 125 acheteurs français, destinataires directs de ce puissant barbiturique.

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