Un automobiliste écrasé à Paris : la compagnie de bus du suspect n'était pas autorisée à circuler dans la capitale

Police

INTERDICTION - Trois jours après la mort d’un automobiliste écrasé par un chauffeur de bus touristique, la polémique enfle. La mairie de Paris affirme que la compagnie n’avait pas le droit de circuler dans la capitale.

La catastrophe aurait-elle pu être évitée ? Après le drame, la polémique. Mardi 28 mai, un automobiliste trouvait la mort à Paris sur les quais de Seine après qu’un chauffeur de bus touristique le percute. Ce jeudi, on apprend que la compagnie de bus, "City Sightseeing Paris" n'avait pas l'autorisation de circuler dans la capitale, a indiqué la mairie.

Cette société, dont les bus permettent aux touristes de monter et descendre le long d'un circuit prédéfini, est l'une des quatre compagnies à offrir ce service dans la capitale. Or, selon la ville de Paris - qui n'a toutefois pas compétence sur le dossier -, seules deux d'entre elles sont autorisées à circuler. "City Sightseeing Paris" n'avait toujours pas pu être jointe dans l'immédiat.

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Cet hiver, le Conseil de Paris avait d'ailleurs voté un vœu, à l'initiative de la majorité d'Anne Hidalgo, pour "que soient maintenues les deux lignes de bus touristiques" exerçant, selon elle, "légalement leur activité", et "qu'il soit procédé dans les plus brefs délais à l'arrêt de l'exploitation" des deux autres lignes, dont celle de Citysightseeing. Les deux compagnies historiques avaient bénéficié d'une autorisation il y a vingt ans, dans le cadre du Plan régional de transport d'Île-de-France. Le Conseil d'État, saisi par l'une de ces deux compagnies, a tranché en juin dernier et considéré qu'Ile-de-France mobilités était "l'autorité organisatrice" de ces modes de transport. Ile-de-France mobilités est donc depuis "rentrée en discussion avec tous les acteurs", explique l'entourage de Valérie Pécresse, qui reconnaît tout de même un "un flou juridique". 

Le chauffeur écroué

Le chauffeur de 46 ans, immédiatement arrêté après les faits et placé en garde à vue, a été mis en examen pour meurtre et écroué, jeudi 30 mai. Il avait été présenté à un juge d'instruction dans la matinée avant d'être mis en examen dans le cadre d'une information judiciaire ouverte pour "homicide volontaire".

Cette mise en examen fait suite à une altercation mortelle qui a découlé d'un accrochage routier. Selon les premières investigations, le bus à étage aurait percuté la voiture qui se trouvait devant lui. En colère, l'automobiliste de 55 ans serait sorti de son véhicule. Le ton est alors monté entre les deux hommes qui en sont venus aux mains. Après des échanges de coups, "le bus a démarré et a écrasé l'automobiliste contre un autre bus", a relaté une source proche de l'enquête. La victime est décédée sur place.

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