Un chauffeur de l'Elysée refuse d'obtempérer après avoir été contrôlé en excès de vitesse

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REFUS D'OBTEMPÉRER - Un membre du Groupe de protection de la présidence de la République a refusé de s'arrêter après avoir été contrôlé en excès de vitesse en février. L'homme, qui n'était pas en service, circulait à bord d'une voiture du parc de la présidence. L'agent "n'exerce plus les fonctions de conducteur" précise l'Elysée à LCI, qui ajoute qu'il est désormais affecté à des "missions de sécurité". Aucune sanction n'a pour le moment été prononcée, la présidence de la République disant attendre la "procédure judiciaire afin d'avoir des éléments" pour prendre une "sanction administrative adaptée".

Un membre du Groupe de protection de la présidence de la République (GSPR) qui roule trop vite et refuse de s'arrêter. Un chauffeur du chef de l'Etat a été contrôlé pour excès de vitesse en février dernier dans les Hauts-de-Seine et a refusé d'obtempérer. Le chauffeur - qui n'était pas en service-  roulait au volant de l'une des voitures banalisées du parc automobile de l'Elysée, selon des informations de Médiapart et du Parisien confirmées à LCI.

Le 27 février,  le gendarme est contrôlé en excès de vitesse mais continue pourtant sa route lorsque des policiers le lui demandent au niveau du pont de Saint-Cloud. Il continue en direction de Versailles. Ce n'est que plus tard que la police se rend compte de la fonction du conducteur, après avoir relevé et vérifié la plaque minéralogique de la voiture. 

L'agent "n'exerce plus les fonctions de conducteur"

Contacté par LCI,  l'Elysée indique avoir réagi dès qu'il a été informé des faits et après leur vérification. "L'agent a été changé d'affectation au sein du GSPR, à titre conservatoire dans l'attente de la décision de justice". L'agent en question "n'exerce plus les fonctions de conducteur" précise le palais, qui ajoute qu'il est désormais affecté à des "missions de sécurité". Aucune sanction n'a pour le moment été prononcée, la présidence de la République disant attendre la "procédure judiciaire afin d'avoir des éléments" pour prendre une "sanction administrative adaptée". 


Selon le Parisien, le gendarme doit être jugé pour "refus d'obtempérer" le 13 janvier 2020 par le tribunal de grande instance de Nanterre. 

Il conteste la version des policiers

Selon nos informations, l'agent conteste absolument la version des policiers tout comme la charge de "refus d'obtempérer".

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