Un militaire tué par un tir accidentel en pleine tête à Metz

Un militaire tué par un tir accidentel en pleine tête à Metz
Police

BALLE PERDUE - Un militaire de 20 ans est décédé après avoir été touché mercredi par un tir accidentel au palais du gouverneur militaire de Metz, annonce ce jeudi 25 juin le ministère des Armées.

Il se trouvait, dans la soirée du mercredi 24 juin, dans un "état désespéré" à l'hôpital central de Nancy, où il a été transféré. Un militaire, soldat du rang âgé de 20 ans, a été atteint par une balle tirée par un autre militaire, qui gardait comme lui le palais du gouverneur de Metz, a indiqué mercredi soir l'Agence France-Presse (AFP), confirmant une information du Républicain lorrain, selon lequel une enquête pour tentative d’homicide volontaire a été ouverte. Il est décédé ce jeudi des suites de ses blessures.

Le fusil d’assaut réglé sur le mode rafale ?

"La piste d'un accident, dû vraisemblablement à une erreur de manipulation d'une arme, est privilégiée", indique une source proche de l'enquête à l'AFP. L'auteur du tir, âgé d'à peine 22 ans et très marqué, a été placé en garde à vue, tandis que la police judiciaire a été saisie. Ces soldats appartiennent au 40e régiment d’artillerie de Suippes (Marne), affecté à la garde du palais du gouverneur militaire de Metz depuis le 18 juin.  

Cet artilleur de première classe "se préparait à effectuer une patrouille lorsqu'il a été grièvement blessé à la tête par un tir accidentel", selon un communiqué diffusé ce jeudi par le ministère des Armées, qui y prend soin de souligner que le militaire "est mort dans l'accomplissement de sa mission".

Le Républicain lorrain précise pour sa part que les détonations ont été entendues aux alentours de 18h30, qu'une des deux sentinelles manipulait alors son Famas, que le fusil d’assaut devait, a priori, être réglé sur le mode rafale quand les coups de feu sont partis, et que son compagnon de régiment a été atteint en pleine tête. "J'ai saisi la police judiciaire parce qu’il s’agit d’une enceinte militaire, un endroit à la sensibilité particulière, et parce que la sûreté départementale a déjà dû gérer une autre affaire, a expliqué Christian Mercuri, le procureur de la République de Metz. Il s’agit d’une mauvaise manipulation. Ces tirs ont eu lieu durant le service, il s’agit donc d’une affaire pénale militaire."

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