Une étudiante de la faculté de médecine de Paris 13 porte plainte pour injures antisémites

Une étudiante de la faculté de médecine de Paris 13 porte plainte pour injures antisémites

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PLAINTE - Une étudiante en deuxième année de médecine à Paris 13 aurait été la cible d'injures antisémites de la part d'un petit groupe d'élèves. Elle a porté plainte le 20 octobre dernier, révèle Europe 1.

Des blagues antisémites, un salut hitlérien, un lancer de kippa… Une étudiante de 19 ans en deuxième année de médecine à l'Université Paris 13 a porté plainte le 20 octobre dernier pour injures insultes antisémites, révèle Europe 1. Au micro de la radio, Rose* dénonce le comportement d’un petit groupe d’étudiants de la faculté : "Malgré mes demandes dès le début en expliquant que ça me blessait, on passe à des blagues sur la Shoah, des saluts hitlériens, on invente un nouveau jeu qui est le freespa, le lancer de kippa qu’on me jette par terre". 


En réponse à sa réprobation, la jeune femme se serait vu rétorquer "mais vous les juifs, vous n’avez pas d’humour". Rose décide alors de prendre ses distances avec le petit groupe, membre du Bureau des élèves. "Harcelée", elle renonce à participer au week-end d’intégration 2018. Mais deux semaines après, un de ses camarades l’alerte au sujet d’une conversation Facebook dans laquelle son nom revient, en vue du week-end d’intégration 2019. 

"Ils proposent à nouveau de renouveler le thème antisémite en l’appelant 'bob Auschwitz 2019' (bob étant le nom du week-end d'intégration, ndlr), 'bob-rafle 2019', 'bob [nom de famille de Rose] 2019', 'beau juif et boboche' , 'les nazis contre les juifs', avec une photo d’un étudiant juif brûlant dans les flammes", décrit la jeune femme à Europe 1, qui a pu consulter les dizaines de capture d’écran jointes à la plainte. 


La commission de discipline de la faculté  a été saisie. Rose a décidé de saisir la justice pour "que cela cesse". "Non ce n’est pas normal, non on ne peut pas rire de ça, en tout cas pas avec tout le monde et j’avais décidé qu’on ne pouvait pas en rire avec moi, ça n’a pas été accepté, aujourd’hui je porte plainte pour que ce soit entendu (…)", conclut la jeune femme qui dénonce "cette banalisation de l’antisémitisme et cette acceptation sous couvert du second degré".  


*Le prénom a été modifié

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