Nouvelles tensions à Argenteuil après la mort d'un jeune homme, la famille va porter plainte

Nouvelles tensions à Argenteuil après la mort d'un jeune homme, la famille va porter plainte
Police

FAIT DIVERS – Trois jours après la mort de Sabri, 18 ans, tué dans un accident de moto à Argenteuil (Val d'Oise) alors qu'il circulait à proximité d'un véhicule de police, sa famille a annoncé par la voix de ses avocates qu'elle allait porter plainte.

Des jets de projectiles en tout genre, des feux de poubelles et de détritus, des abribus détruits, des tirs de mortiers, trois voitures incendiées, la nuit de lundi à mardi à Argenteuil a été sensiblement la même que celle de la veille. "Six personnes ont été interpellées au cours de ces violences et trois policiers ont été blessés", a indiqué une source policière à LCI ce mardi matin. 

A l'origine de ces incidents, la mort de Sabri, 18 ans, décédé dimanche 17 mai à l'hôpital, quelques heures après avoir eu un grave accident. Vers 2h du matin ce même jour, le jeune homme qui circulait à moto et sans casque avait percuté un poteau électrique qui se trouvait sur un trottoir et ce, alors qu'une voiture de police se trouvait à proximité.

Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances de l'accident. Lundi 18 mai, le parquet de Pontoise a indiqué que selon les premières constatations, il n'était pas poursuivi par la voiture de la BAC. Il a par ailleurs précisé que "les premières conclusions" de l'expertise en accidentologie allaient aussi dans le sens d'une "absence de choc entre le véhicule de la police et la moto". 

La famille de la victime, elle, a annoncé par la voix de ses avocates Camille Vannier et Lucie Simon, qu'elle déposera "plainte dans les jours qui suivent afin que les circonstances du décès de Sabri soient élucidées".

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Dans un communiqué, Me Vannier et Simon condamnent "le manque d’humanité avec lequel les parents ont été reçus quelques heures après le décès de leur fils par les services de police" et regrettent "de même les obstacles qui nous sont opposés par le Parquet du Val d’Oise pour nous tenir informées de l’enquête".

"La nuit du drame, les voisins et proches nous ont rapporté avoir été anormalement tenus à l’écart des lieux par les effectifs de police, qui n’ont pas hésité à user de gaz lacrymogène pour les éloigner. Nous nous alarmons d’ores et déjà d’un risque de déperdition des preuves, alors que la scène de l’accident n’a pas été figée et qu’y gisent encore les débris du scooter de Sabri", ajoutent-elles.

Au nom de la famille, Me Vannier et Simon demandent "à ce que soient expertisés au plus vite les différents véhicules présents sur place, y compris le véhicule de la BAC". Elles demandent également à ce que soient exploitées les "communications radio des différentes équipes de la BAC mais aussi de celles de police et de secours nous paraît indispensable". "Nous souhaitons enfin la communication de toutes les expertises pour que la famille ne soit pas écartée de la recherche de la vérité", concluent-elles.

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