Ilies, 18 ans, dénonce une bavure policière, les forces de l'ordre démentent

Ilies, 18 ans, dénonce une bavure policière, les forces de l'ordre démentent
Police

TEMOIGNAGE - Ilies, 18 ans, résidant à Bonneuil-sur-Marne (Val-de-Marne), affirme avoir été tabassé par la police tandis qu'il se rendait chez un ami le 13 juillet. Ce que les forces de l'ordre contestent.

C'est la fameuse impasse du "parole contre parole". Ce qui ne se conteste pas : Ilies, 18 ans, résidant à Bonneuil-sur-Marne (Val-de-Marne), a le bras dans le plâtre. Il montre même à TF1 la radio de la fracture de son avant-bras, qui lui coûtera son job d'été dans la manutention. "L'examen a révélé les lésions suivantes : plaie de 3 cm de l'arcade sourcilière gauche, (...) déformation de l'avant-bras gauche, avec plaie infracentimétrique...", lit-il, parmi d'autres éléments qu'il a fait constater à l'hôpital, lui ayant valu 45 jours d'ITT (Incapacité temporaire de travail). Ses blessures, affirme-t-il, ont été causées par un policier.

"Il me frappait avec... Une haine... Une haine."

"Il me frappait avec... Une haine... Une haine. Je n'ai pas compris pourquoi. Ce policier, je n'ai jamais eu affaire à lui. Je ne l'ai jamais vu de ma vie", insiste l'adolescent, qui répète aussi sa seule intention : "Que justice soit faite", arguant ne pas avoir "de haine contre ce policier"... On rembobine. La scène se déroule le soir du 13 juillet dernier.  Quand il arrive sur les lieux de l'incident, pour se rendre chez un ami, Ilies constate une ambiance tendue et la présence de nombreux policiers. En train d'attendre l'ascenseur, il voit un policier débarquer dans le hall et le matraquer sans sommation, décrit-il. Une agression qui n'a été vue par aucun témoin, ni filmée par la moindre caméra, et que seule l'arrivée d'un autre policier a interrompue, selon lui.

Une version qui tranche, cependant, avec celle des forces de l'ordre. Elles se disent avoir été visées par des tirs de mortiers, et avoir vu plusieurs des tireurs se réfugier dans les immeubles environnants. "L'un des policiers entre alors dans le hall et voit ce monsieur se jeter sur lui pour forcer le passage, certainement pour prendre la fuite. Le policier parvient à le maîtriser et à le menotter avec beaucoup de difficulté", avance en effet le rapport de police. "Ce monsieur" serait donc Ilies. L'avocat de ce dernier indique toutefois que "quand bien même il aurait été l'auteur d'un tir de mortier, rien ne peut légitimer le sort qui a été réservé à Ilies, 45 jours d'ITT quand même, on est là sur des violences très, très graves". Le dossier est aujourd'hui entre les mains de l'IGPN (Inspection générale de la Police nationale). L'agent mis en cause a lui aussi porté plainte, contre Ilies.

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