Ce que l'on sait l'attaque au couteau à la préfecture de police de Paris

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L'attaque meurtrière à la préfecture de police de Paris

ENQUÊTE - Jeudi midi, une attaque dans l'enceinte de la préfecture de police de Paris a fait quatre morts dans les rangs des forces de l'ordre. L'agresseur, abattu, était un agent administratif affecté à la direction du Renseignement (DRPP). Le parquet national antiterroriste s'est saisi vendredi soir de l'enquête.

Jeudi 3 octobre vers 13 heures, un homme armé d'un couteau en céramique a attaqué plusieurs personnes dans l'enceinte de la préfecture police de Paris, avant d'être abattu par un policier. Quatre personnes sont mortes. Voici les principales informations sur ces faits qui se sont déroulés sur l'île de la Cité, en plein cœur de la capitale.

Qui sont les victimes ?

Quatre personnes sont mortes au cours de l'attaque : trois hommes -deux policiers et un agent administratif de la Direction du renseignement- et une femme -une policière de la Direction de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne (DSPAP).

 

Une agente administrative de la Direction des ressources humaines a également été grièvement blessée et hospitalisée en urgence dans un état préoccupant, selon Le Parisien. Cette dernière est stabilisée et son état n'inspire plus d'inquiétude ce vendredi. Un autre policier de la DSPAP, blessé à l'épaule, a été transporté à l'hôpital Percy de Clamart.

Qui est l'agresseur ?

Selon nos informations, l'assaillant était employé à la préfecture de police de Paris en tant qu'agent administratif de la direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP). Selon Loïc Travers, secrétaire Île-de-France du syndicat Alliance Police nationale, ce dernier était "juste un fonctionnaire, à priori modèle, qui ne posait pas de soucis. (...) C'est un collègue administratif qui a vingt ans de maison." 

Cet homme, né à fort-de-France et âgé de 45 ans, souffrait d'un handicap de surdité. "Il était employé de catégorie C, depuis 2003. Il n'a jamais présenté de difficultés comportementales, n'a jamais présenté le moindre signe d'alerte", avait commenté Christophe Castaner, au soir de l'attaque. Pourtant, avec l'enquête, le profil de l'auteur présumé se révèle. Le suspect, que ses voisins décrivent comme un homme sans histoire, s'était converti à l'islam il y a dix-huit mois. Toutefois, selon le responsable de la mosquée qu'il fréquentait à Gonesse, interrogé par LCI, elle serait bien antérieure à cette période. 

En vidéo

Attaque au couteau à la préfecture : l'auteur présumé "s'est converti il y a des années" selon le responsable de la mosquée de Gonesse

Quel est le mobile de l'attaque ?

Après l'ouverture d'une enquête confiée à la brigade criminelle de la police judiciaire pour les chefs d'"homicides et tentatives d'homicide sur personnes dépositaires de l'autorité publique", c'est finalement le parquet national antiterroriste (PNAT) qui s'est saisi de l'enquête. D'après une source proche du dossier, ce sont les derniers éléments, notamment certaines auditions ainsi que les premières exploitations téléphoniques, qui ont justifié la saisine du PNAT. 

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Selon l'AFP, la piste d'un conflit personnel est explorée par les enquêteurs. D'après Franceinfo citant un porte-parole du collectif France Police-Policiers en colère, Christophe Crépin, l'agresseur avait des problèmes "avec sa cheffe de service". Aucune confirmation officielle n'a été donnée concernant le mobile de l'attaque. Ses fréquentations, présentées comme appartenant à la mouvance salafiste, sont aussi scrutées de près par les enquêteurs. Une perquisition a eu lieu hier à son domicile, à Gonesse (Val-d'Oise), a fait savoir le procureur de Paris Rémy Heitz. Son ordinateur a notamment été saisi.

La garde à vue de son épouse, qui a démarré jeudi après-midi, a été prolongée ce vendredi soir et pourrait durer jusqu'à 96 heures. Son frère et sa sœur ont également été entendus en tant que témoins par les enquêteurs.

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