VIDÉO - A Dijon, des habitants des Grésilles traumatisés par les nuits de violences

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Police

VIDEO - A Dijon, le calme est revenu après les très violents affrontements qui ont opposé des membres de la communauté Tchétchène à des habitants des Grésilles et du Mail, la semaine dernière. Reste que certains habitants demeurent très choqués par ces violences et ce qu'ils ont vu et parfois vécu.

Alors que le calme est revenu depuis le début de la semaine, les violences sans précédent survenues du 12 au 15 juin dernier  ont fortement marqué les esprits dans la capitale bourguignonne relativement peu habituée à ce type de tensions. Certains habitants demeurent traumatisés d'avoir été pris dans les affrontements entre bandes. 

"Ce que je voudrais maintenant, c'est partir parce que je ne me sens plus en sécurité"- Une habitante des Grésilles, traumatisée

C'est le cas de cette habitante des Grésilles depuis 46 ans maintenant. "Mes amis me disait de reculer mais je ne pouvais pas, ça brûlait devant, derrière, sur le côté... Puis la panique vous prend aux tripes. Ce que je voudrais maintenant c'est partir parce que je ne me sens plus en sécurité", confie-t-elle. Une autre explique qu'elle "est très angoissée". "Je ne dors plus de la nuit, j'ai une peur terrible. J'aurais jamais pensé qu'un quartier comme ça puisse exister", dit-elle. "J'espère que ça va se calmer et que ça ne va pas reflamber", veut croire une autre résidente. 

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Face à la polémique qui monte chez certains Dijonnais qui dénoncent un laxisme des politiques et d'habitants du quartier des Grésilles, le préfet de région, Bernard Schmeltz a, à nouveau assuré que les autorités ont pris "toutes les précautions pour protéger les habitants de ces quartiers, éviter que des désordres majeurs se produisent et que ne se réitère ce que nous avons vu le premier soir, vendredi soir ( 12 juin, ndlr), c'est-à-dire des agressions en chaîne". 

En début de semaine, une question se posait dans la paisible ville de Dijon. Fallait-il intervenir plus tôt et plus fort après les inédites opérations de représailles de Tchétchènes ? "Encadrer et encercler pour éviter les exactions: c'était la seule stratégie praticable", avait déjà déclaré le préfet. "Les populations n'ont en aucun cas été abandonnées", s'était-il défendu après des interrogations sur la passivité des forces de l'ordre lors des trois expéditions punitives menées vendredi, samedi et dimanche derniers.

Les gardes à vue de quatre membres de la communauté tchétchène prolongées

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Le 13h

Une vaste opération de recherche d'armes a été menée ce vendredi 19 juin, dans les quartiers sensibles des Grésilles, à Dijon, et du Mail à Chenôve. Mobilisant un escadron de gendarmes mobiles et une compagnie de CRS, soit environ 140 fonctionnaires, cette opération de police ne visait pas à procéder à des interpellations mais "rechercher des armes, des munitions et des stupéfiants", selon Bernard Schmeltz, préfet de région. 

A ce jour, les gardes à vue de quatre membres de la communauté tchétchène interpellés ce jeudi 18 juin, après les violences survenues à Dijon du 12 au 14 juin ont été prolongées, précise le procureur Eric Mathais. Ces quatre suspects faisaient partie d'un groupe de six interpellés dans le cadre de l'enquête sur les actions de représailles lancées par des membres de la communauté tchétchène désirant se venger de l'agression d'un jeune par, selon eux, des habitants du quartier sensible des Grésilles. Les deux autres suspects ont été mis hors de cause et libérés, a indiqué M. Mathais dans un communiqué.

A la suite des violences survenues dans les nuits des vendredi 12, samedi 13 et dimanche 14 juin, le parquet de Dijon a ouvert "une enquête de flagrance des chefs notamment de tentative de meurtre en bande organisée, dégradation en réunion, violences aggravées, association de malfaiteurs et participation à un groupement armé", a précisé le procureur.

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