Ce que l'on sait de la collision qui a fait 4 morts dont 3 enfants à un passage à niveau de la Marne

Police
ACCIDENT - Une collision survenue lundi 15 juillet sur un passage à niveau d'Avenay-Val-d'Or (Marne) a fait quatre morts, dont trois enfants. La conductrice, une assistante maternelle, transportait sa propre fille, âgée de 11 ans, ainsi qu'une fillette de 3 ans et un autre enfant de 1 an. Une enquête pour homicide involontaire contre X a été ouverte.

Une terrible collision entre une voiture et un TER a eu lieu ce lundi matin à 9h54 très précises au passage à niveau d'Avenay-Val-d'Or, dans la Marne. Les faits se sont produits sur la D201 reliant Ay-Champagne à Avenay-Val-d'Or. À bord de la voiture, quatre personnes, dont trois enfants, ont été tuées.  

Une mère, sa fille et deux autres enfants tués sur le coup

Outre la conductrice, une assistante maternelle "née en 1982", a indiqué le procureur de la République de Reims, sont également décédés "sur le coup" une enfant de "presque 11 ans" - "selon toute vraisemblance sa propre fille"- une fillette "de trois ans" et un autre enfant âgé "d'un an", "a priori sans aucun lien de parenté". 


À bord du TER, qui reliait Epernay à Reims, quatre personnes ont été légèrement blessées. Une photo prise à l'intérieur du train et postée sur Twitter par le quotidien L'Union-L'Ardennais témoigne de la violence du choc.

Enquête pour homicide involontaire

Lors de son intervention, le procureur Matthieu Bourette a confirmé l'ouverture d'une enquête pour homicide involontaire contre X. Ce dernier a ensuite affirmé que la barrière avait été retrouvée "enfoncée" et que le "véhicule était engagé" sur les voies. "Aucun élément ne permet à l'heure actuelle de savoir pourquoi le véhicule s'était engagé sur le passage à niveau alors que la signalisation semblait indiquer le contraire", a déclaré le magistrat. L'alcoolémie du conducteur du train a été contrôlée négative. 

Un passage à niveau pas répertorié comme sensible

Selon la SNCF, le passage à niveau n’était pas répertorié comme sensible. Aucun accident n'a été enregistré par le passé et il était régulièrement entretenu. Le PDG de SNCF Réseau, Patrick Jeantet, a corroboré les propos du procureur en expliquant que la barrière était "pliée". Selon un photographe de l'AFP présent sur place, l'une des deux barrières était en effet "enfoncée" depuis la route vers l'intérieur du passage à niveau. De quoi donner du crédit aux propos du maire de la commune, selon qui "a priori, le véhicule aurait percuté la barrière fermée au moment où le TER passait". 


"On a des enquêteurs, des experts techniques en particulier de passages à niveau" qui vont faire "des constatations et vont réfléchir aux scénarios qui ont pu provoquer ce drame-là", a poursuivi le PDG de SNCF Réseau. Mais "pour l'instant le lieu est sécurisé" et "interdit d'accès par la gendarmerie, qui a évidemment la priorité pour faire son enquête judiciaire", a affirmé Patrick Jeantet, précisant qu'il y avait 14.500 passages à niveau en France représentant un coût de "près de 120 millions d'euros par an pour la maintenance courante".

Le trafic des trains arrêté jusqu'à mardi

Près d'une trentaine de pompiers et les gendarmes sont rapidement intervenus pour mener des opérations de secours. Des techniciens en identification criminelle de l'Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale (IRCGN) se sont également rendus sur les lieux. La circulation a immédiatement été détournée, a fait savoir la SNCF. La circulation ferroviaire entre Reims et Épernay "devrait reprendre (mardi)", selon un tweet de TER Grand est. Jusqu'à la reprise, des trajets sur cet axe sont assurés en car.

Une cellule d'urgence médico-psychologique mise en place

 La ministre des Transports, Élisabeth Borne, a fait part sur Twitter de sa "très vive émotion". "Mes pensées vont aux familles et aux proches des victimes. Les services de l'Etat et la SNCF sont mobilisés pour venir en aide et faire face à la situation", a-t-elle ajouté. Tout comme le président de la Région Grand-Est Jean Rottner, qui a adressé ses "pensées les plus sincères aux victimes, leurs familles ainsi qu'aux personnels de la SNCF choqués par ce drame."    

Les familles ont été reçues à la salle des fêtes d'Avenay et une cellule d'urgence médico-psychologique a également été mise en place.

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