VIDEO - Quelles sont les techniques d'interpellation policière en France ?

VIDEO - Quelles sont les techniques d'interpellation policière en France ?
Police

VIDÉO - Régulièrement décriées, différentes techniques peuvent être utilisées par les policiers, lors d'interpellation. Quelles sont ces techniques ? Pourquoi certaines pourtant décriées restent jugées nécessaires ? Nos explications.

Ce lundi 8 juin, Christophe Castaner a annoncé aussi une série de mesures, à propos de la déontologie policière. Parmi ces annonces, l'abandon de la méthode d'interpellation policière controversée de la "prise par le cou, dite de l'étranglement". Celle-ci, largement décriée depuis des années, ne sera plus enseignée en école de police. 

Des techniques décriées

En France, plusieurs techniques sont utilisées. Celle du "contrôle de tête" présente un intérêt lorsqu'une personne présente un réel danger pour les autres, lorsqu'il donne des coups, par exemple. "Ce qu'on veut, c'est maîtriser son bras et réduire la mobilité de sa tête et du haut du corps", explique Hakim, policier et délégué Alliance Police.

La technique dite "de l'étranglement" est souvent utilisée pour immobiliser une personne dangereuse, à condition qu'elle soit de courte durée. "Le but c'est d'arriver à l'interpellation de l'individu et son menottage", indique Yann, policier et délégué syndical Alliance police. "Ce n'est qu'une phase transitoire", précise-t-il. Cette prise de l'étranglement a été interdite par la gendarmerie mais les deux corps utilisent une autre technique, celle du plaquage ventral. 

Lire aussi

Cette technique est tout autant mise en cause. En école, il est enseigné de ne jamais faire de pression sur la colonne vertébrale et sur le cou. Le général Bertrand Cavallier, qui estime que, quand on fait "face à un individu dangereux, il faut le mettre au sol", décrit ainsi la méthode : "Pour le neutraliser, il faut mettre les jambes et les bras, des vecteurs de mobilité et d'agressivité, au sol", dit-il. Alors comment procéder désormais ? Les policiers français vont devoir adopter une autre technique, comme l'utilisation du pistolet à impulsion électrique, le Taser. Une arme, elle aussi décriée en raison de sa dangerosité, et sur laquelle le ministère de l'Intérieur songe à revenir afin de remplacer la technique de l'étranglement.

Et dans les autres pays ?

En Belgique et en Suisse, le plaquage ventral est interdit et les techniques diffèrent. En Grande Bretagne, la respiration d'une personne interpellée ne doit pas être gênée par un policier, même dans les situations difficiles. 

Toute l'info sur

Mort d'Adama Traoré

Quatre ans d'expertises et de contre-expertises pour connaître la véritéAssa Traoré, la soeur devenue militante contre les violences policières

Ancien policier, reconverti enseignant en école de police, Graham Wettone, insiste sur la nécessité de garder très peu de temps à terre la personne interpellée. "Si lors d'une interpellation musclée, vous tombez par terre avec l'individu et que votre genou se retrouve sur sa gorge, dès que vous reprenez le contrôle de la situation, vous devez le coucher sur le côté pour lui permettre de respirer. Puis les officiers se mettent de chaque côté de l'individu, le relèvent doucement et s'assurent qu'il peut respirer et qu'il est toujours conscient".

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter

Alertes

Recevez les alertes infos pour les sujets qui vous intéressent