VIDÉO - Deux militants antispécistes en garde à vue après l'attaque d'un boucherie bio à Paris

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MILITANTISME - Un boucher bio du 10e arrondissement de Paris a été la cible d'une action de militants antispécistes, samedi. Une plainte a été déposée et deux individus mis en garde à vue.

Une vingtaine de militants antispécistes s'en sont pris à un boucher bio, à Paris, samedi 4 mai. En voulant dénoncer la hiérarchie qui existe entre les espèces, les activistes ont détruit tout la marchandise de cet artisan. Ce dernier a porté plainte et deux personnes ont été placées en garde à vue dans le cadre d'une enquête pour "violences en réunion" et "dégradations", selon une source policière citée par l'AFP.  Ils ont été déférés au parquet, dans la soirée du lundi 6 mai.

La marchandise détruite et des heures de nettoyage

Rosbifs et côtes d'agneau ont disparu des étalages de ce boucher bio resté fermé dimanche 5 mai. Situé au sein du marché de St Quentin, dans le 10e arrondissement de la capitale, il a été la cible de "quinze ou vingts" individus prônant un mode de vie vegan. Ces derniers s'en sont pris à un commerce en l'aspergeant de sang, comme l'a expliqué son boucher à BFM. "Je préparais une commande pour un client, j'avais la tête baissée. J'ai senti un liquide me toucher, j'ai porté ma main à la tête. Le liquide était très rouge. J'ai levé la tête et il y avait entre 15 à 20 individus avec des slogans 'liberté, défense des animaux'", raconte-t-il ainsi. Il dit avoir été "frappé" et avoir perdu l'entièreté de sa marchandise malgré des heures de nettoyage, ce que nie une militante sur place, qui fait valoir, elle, "une action pacifiste".


Dépité, le commerçant a porté plainte. Il ne comprend pas pourquoi il a été pris pour cible, lui qui "prône une autre image de la filière" en faisant en sorte que "les bêtes soient respectées". "Je suis le seul boucher bio du marché", rappelle-t-il. Deux activistes antispécistes avaient été condamnés en avril à dix et six mois de prison ferme pour avoir dégradé ou incendié des boucheries et restaurants des Hauts-de-France.

Dans un communiqué, la Confédération Française de la Boucherie condamne cette action. Selon elle, elle a été menée par un "commando vegan, haineux et radicalisé". L'organisation professionnelle en profite pour réitérer sa demande d'une mise en place d'une commission d'enquête parlementaire sur ces associations et sur leurs financements. 

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