Attaque au couteau à la préfecture de police : ce que l'on sait de l'assaillant

Police

Toute L'info sur

L'attaque meurtrière à la préfecture de police de Paris

AGRESSION MORTELLE - Ce jeudi 3 octobre, un agent administratif de la préfecture de police de Paris a tué quatre policiers et blessé grièvement un autre avec un couteau de cuisine, avant d'être abattu dans la cour de l'établissement. Voici ce que l'on sait désormais sur Mickael H., informaticien radicalisé de la DRPP .

Le jeudi 3 octobre, aux alentours de 12h30, Mickael H., un agent administratif employé de la préfecture de police de Paris, a tué quatre fonctionnaires avant d'être abattu par un policier dans la cour de l'établissement. L'homme a d'abord poignardé avec un couteau de cuisine trois personnes qui se trouvaient dans les bureaux de son service, la Direction du renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP).

Dans un escalier, il a ensuite agressé une agent administratif de la Direction de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne (DSPAP) et une autre employée de la Direction des ressources humaines. La première a été mortellement blessée.

L'assaillant est alors descendu dans la cour du 19 août 1944, la cour centrale de la préfecture de police. Après lui avoir intimé l'ordre de lâcher son couteau, un policier de la Direction de l'ordre public et de la circulation (DOPC) l'a abattu avec son arme de service.

Lire aussi

L'homme "adhérait à une vision radicale" de l’islam

L'assaillant était un homme de 45 ans,  qui "n'avait jamais présenté de difficulté comportementale", ni "le moindre signe d'alerte", selon le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner. Né à Fort-de-France, en Martinique, cet agent administratif de catégorie C, avait intégré la préfecture de police en 2003, en qualité d’adjoint administratif, et a toujours exercé ses fonctions au sein du service de maintenance judiciaire. Lors de l'attaque, il était informaticien au sein du département technique travaillant à la direction du renseignement de la préfecture de Paris (DRPP). C'était un "employé modèle, sans histoire", selon Yvan Assioma, secrétaire régional du syndicat de police Alliance. 

Le quadragénaire résidait à Gonesse, dans le Val d'Oise où une voisine, interrogée par l'AFP, l'a présenté comme une "personne ordinaire, quelqu'un de très calme". Il souffrait d'un handicap de surdité consécutive à une méningite, selon le parquet antiterroriste. La même source a expliqué lors d'une conférence de presse que son casier judiciaire était vierge, mais qu'il avait fait l'objet d’une procédure pour violences conjugales en octobre 2009.

En vidéo

Attaque à la prefecture de police de Paris

Si l'assaillant n'avait "jamais présenté le moindre signe d'alerte", les premiers éléments de l'enquête du parquet antiterroriste montrent qu'il "adhérait" à une "vision radicale de l'islam". Converti à cette religion depuis une "dizaine d’années", d'après les témoignages, le procureur de la République antiterroriste, Jean-François Ricard a ainsi cités plusieurs exemples de radicalisation, ce samedi 5 octobre. Mickael H. avait montré qu'il approuvait "certaines exactions commises au nom de la religion", il souhaitait "ne plus avoir certains contacts avec les femmes", il aurait "justifié, auprès d'un collègue de travail, les attentats visant Charlie Hebdo et aurait même changé "d'habitudes vestimentaires". 

L'inspection du téléphone de son épouse, toujours en garde à vue ce samedi, montre que l'assaillant tenait des propos inquiétants. Parmi eux, les expressions : "Allah akbar", ou "suit notre prophète et médite le Coran", qu'il a envoyé peu avant son passage à l'acte.

Lire et commenter