Finistère : des tags "Suicidez-vous" retrouvés sur la façade de la gendarmerie de Landivisiau

Police
HAINE - Des tags insultants et hostiles ont été inscrits dans la nuit de dimanche à lundi sur la devanture la gendarmerie de Landivisiau, dans le Finistère. Ces inscriptions interviennent deux jours après les slogans haineux prononcés à l'encontre des forces de l'ordre de l'acte 23 des Gilets jaunes. Une enquête a été ouverte.

La haine "anti-flic" se propage. Après les slogans haineux ("Suicidez-vous !") scandés samedi dans le cortège parisien lors de l'acte 23 des Gilets jaunes, des tags insultants envers les forces de l'ordre ont été découverts lundi sur la façade de la gendarmerie de Landivisiau, dans le Finistère. "Acab" (All cops are bastards, ndlr), "Flics suicidés à moitié pardonnés", "suicidez-vous" ont été inscrits à l'encre noir sur les murs du bâtiment, rapporte nos confrères de France Bleu Breizh Izel


"Ce sont des insultes, des menaces, et c'est un non-respect de ces hommes qui se battent pour nous et nous protègent. C'est inadmissible de dire aux gendarmes qu'ils doivent se suicider !", a réagi Laurence Claisse, la maire de la commune, qui s'est rendue auprès des équipes de la gendarmerie pour leur exprimer son soutien. "Ce n'est pas humain de marquer cela". Selon Le Télégramme, des techniciens d'investigation criminelle se sont rendus sur place dans la matinée pour relever d'éventuels indices pouvant permettre de retrouver le ou les auteurs. Des employés municipaux ont eux été chargés d'effacer les tags.

"Il peut s'agir soit d'un individu isolé, soit d'un groupe d'individus. La seule chose qu'on peut dire c'est qu'il y a une signature anarchiste", souligne le colonel Nicolas Duvinage, interrogé par l'AFP. Le parquet de Brest a ouvert une enquête pour "dégradations graves sur un bien d'utilité publique et outrages sur personnes dépositaires de l'autorité publique".

Castaner veut "identifier" les auteurs

Informé dans la matinée, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a dénoncé des faits "d'une extrême gravité" et affirmé sa volonté "d'identifier et livrer à la justice" les auteurs de ces inscriptions. "J'y veillerai", a-t-il ajouté sur son compte Twitter, rappelant au passage son "indéfectible soutien à nos policiers et gendarmes à qui nous devons - tous - respect et gratitude."

La découverte de ces tags haineux intervient alors qu'on assiste à une recrudescence de suicides au sein des forces de l'ordre. Depuis le début de l'année 2019, 28 policiers ont mis fin à leurs jours contre 35 sur l'ensemble de l'année 2018.

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