VIDÉO - "Nous sommes des victimes collatérales" : à bout, un CRS se confie

VIDÉO - "Nous sommes des victimes collatérales" : à bout, un CRS se confie

TÉMOIGNAGE - Alors que le malaise de la police revient sur le devant de la scène après un mois de mobilisation des Gilets jaunes et de gestion la menace terroriste, un CRS raconte ce qu'il a vécu pendant les manifestations parisiennes et sa lassitude face à des conditions de travail qui se dégradent.

"Nous sommes les victimes collatérales de dégradations de mobilier urbain, de voitures..." Après un mois de mobilisation des Gilets jaunes et de gestion de la menace terroriste, des policiers expliquent être au bord de la rupture, se sentant oubliés par les annonces faites il y a une semaine par Emmanuel Macron pour apaiser le climat social. "Il y a une véritable volonté de faire mal aux fonctionnaires de police", dénonce l'un d'entre eux, après avoir passé ces deux derniers samedis au cœur des manifestations parisiennes, évoquant "le grand nombre de gens ultra-violents". 

Exerçant dans une Compagnie républicaine de sécurité (CRS) depuis vingt ans, c'est sous couvert d'anonymat qu'il a  accepté de témoigner au micro de LCI. Mais ses mots sont forts. Et pour cause. La colère, est aujourd'hui exacerbée selon lui par un manque de reconnaissance des autorités, et des effectifs sur-employés jusqu'à l'épuisement. "Actuellement on est environ à 70 heures de service par semaine", explique-t-il, insistant sur la nécessité que "les organisations syndicales se mettent autour de la table avec nos dirigeants de façon a ce qu'il y ait une véritable reconnaissance de notre métier, de notre savoir-faire, de nos compétences." Il s'agit selon lui de parler "de reconnaissance financière" mais "aussi d'effectifs et de matériel." 

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Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, doit commencer à recevoir ce mardi les syndicats de police pour apporter des réponses, à ce ras-le-bol des forces de l'ordre. Le secrétaire d'Etat à l'Intérieur Laurent Nuñez a assuré lundi soir que "la porte [était] ouverte" pour les syndicats pour une réunion "sur les thématiques qu'ils ont souhaitées". 

Le syndicat Alliance a d'ores et déjà demandé "à tous les policiers de France de ne sortir que sur appel" ce mercredi, sous le mot d'ordre "fermons les commissariats", afin d'obtenir du gouvernement de meilleures conditions de travail et de rémunération.

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