Coronavirus en France : les trafics de matériels médicaux se multiplient

Coronavirus en France : les trafics de matériels médicaux se multiplient
Police

Alors que les personnels soignants doivent faire face à un nombre croissant de malades atteints du coronavirus, le trafic de matériel médical bat son plein sur le marché noir.

Dans ce contexte de mobilisation générale où on manque de tout, certains tentent encore d'en profiter. Y compris ceux aux profils déroutants. Les policiers ont interpellé jeudi 26 mars un ingénieur en biomédecine de 29 ans salarié à l'hôpital privé Paul d'Egine de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne). Il venait de voler deux respirateurs artificiels, du matériel médical capable de sauver la vie de patients atteints du coronavirus. 

L'ingénieur, qui avait mis en vente les deux respirateurs sur un site d'annonces pour le prix de 450 euros pièce, a reconnu les faits face aux enquêteurs mais a expliqué qu'il s'agissait là de matériel usagé et reconditionné pour la vente. Une affaire qui scandalise les personnels soignants. "Les respirateurs c'est encore pire. Ça m’écœure", s'insurge le professeure Karine Lacombe. L'infectiologue et cheffe de service à l'hôpital Saint-Antoine à Paris se dit "scandalisée par l'absence de civisme des gens qui volent [...] cela me fait de la peine".

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De nombreuses saisies de masques

Les saisies de masques ne faiblissent toujours pas. La semaine dernière, une pharmacienne a été interpellée à Marseille pour vente illégale de masques chirurgicaux. À Montpellier, une enquête a également été ouverte après le vol de 12.500 masques au CHU tandis qu'à Paris des policiers ont saisi dans des épiceries et des pharmacies 2580 masques destinés uniquement au personnel médical.

Plus récemment à Paris, un homme qui tentait de revendre dans sa fourgonnette 23.000 masques au médecin le plus offrant. À Marseille, un gendarme en repos a repéré un suspect qui démarchait la gérante d'une pharmacie. Bilan du butin :  3.600 masques. Autre prise de guerre cette fois en Seine-Saint-Denis chez un grossiste chinois : 28.000 masques supplémentaires. 

Les fausses ordonnances, un nouveau trafic en vogue

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Pour rappel, un décret relatif aux réquisitions nécessaires dans le cadre de la lutte contre le virus Covid-19 vise à assurer un accès prioritaire aux masques aux professionnels de santé et aux patients atteints par la maladie. Les masques de protection respiratoire de type FFP2 détenus par "toute personne morale de droit public ou de droit privé" et les stocks de masques anti-projections détenus par les entreprises en assurant la fabrication ou la distribution sont ainsi réquisitionnés et ce, jusqu'à fin mai.

Autre phénomène en vogue sur Internet : la vente de fausses ordonnances pour se procurer de la chloroquine, un médicament potentiellement prometteur. Certains escrocs affirment par ailleurs en détenir des stocks entiers et ne réclament cette fois qu'un virement bancaire. Depuis le début de l'épidémie, les services du professeur Didier Raoult ont traité mille patients testés positifs au coronavirus.

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