VIDÉO - "Sur des propos pareils, on ne peut rien accepter" : le père de Cédric Chouviat dénonce les propos de Gérald Darmanin

« Je ressens de la colère » : face à la sortie de Darmanin, le père de Cédric Chouviat réagit
Police

JUSTICE - Christian Chouviat a fustigé les propos très controversés du ministre de l'Intérieur sur les violences policières. Il a fait part de son incompréhension et qualifié son attitude de "violente".

"Je ressens de la colère. Une colère assez violente du fait que l’on emploie un mot que mon fils a répété 7 fois." Sur le plateau de LCI ce mercredi, Christian Chouviat, père de Cédric décédé le 3 janvier 2020, a vivement réagi aux propos polémiques de Gerald Darmanin, qui a affirmé mardi soir : "quand j'entends le mot 'violences policières' personnellement je m'étouffe". Il a fait part de son incompréhension face à des termes "franchement violents" qu'il a qualifié de "bêtises" et d'"âneries". En colère, le père de famille a martelé que "sur des propos pareils, on ne peut rien accepter."

Ce mercredi, l’entourage du ministre de l'Intérieur s'est justifié auprès de LCI sur ses propos. "C'est une expression française utilisée communément, comprise par tous. Il n'y avait aucune arrière-pensée. Il ne s'agit en aucun cas d'un parallèle dans une affaire où des mises en examen ont été prononcées", nous a-t-on confié.

"Une suspension rapide immédiate"

Christian Chouviat a également rappelé sa volonté d'obtenir une "suspension rapide et immédiate" des quatre fonctionnaires impliqués dans le "meurtre" de son fils. Une demande restée jusque-là sans réponse, ce qu'il a d'ailleurs dénoncé. Il a également attaqué le nouveau pensionnaire de la Place Beauvau pour qui ce ne serait pas "une affaire importante" tout en rappelant qu'il existe des "vidéos et des témoignages qui vont à l’encontre des mensonges proclamés depuis le début". 

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Dénoncer les "barbares"

Le père endeuillé a par ailleurs déclaré ne pas pouvoir "accepter" les violences policières. S'il n'a jamais été "contre la police", il s'oppose aux "barbares qui, pour un contrôle de routine, vont jusqu’à la mort." Christian Chouviat a avancé plusieurs "solutions avant d’en arriver au placage" tout en citant le témoignage d'un gendarme selon lequel cette technique ne "doit pas exister tant qu’il n’y a pas d’armes ou de violences". "C'est une honte de ne rien dire", a dénoncé le père de famille.

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