Viol en réunion filmé à Toulouse : deux suspects mis en examen, d'autres toujours "en fuite"

Viol en réunion filmé à Toulouse : deux suspects mis en examen, d'autres toujours "en fuite"

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ENQUÊTE – Deux personnes ont été mises en examen et écrouées dans le cadre de l’enquête sur "le viol aggravé en réunion" à la sortie d’une discothèque à Balma (Haute-Garonne) en septembre. Une troisième personne est toujours en garde à vue dans cette affaire. L’agression avait été filmée et diffusée sur les réseaux sociaux.

La scène insoutenable avait été diffusée sur les réseaux sociaux avant d’être bloquée par la plateforme Pharos. Un mois après le viol collectif d’une jeune femme à la sortie d’une discothèque à Balma (Haute-Garonne), deux personnes ont été mises en examen et écrouées. L’une pour viol en réunion et la seconde pour complicité de viol en réunion avec la circonstance aggravante de l'enregistrement d’images relatives à la commission de l’atteinte à l’intégrité des personnes.


Une troisième personne était toujours en garde à vue et devrait être présentée vendredi devant le juge d’instruction pour être "a priori mis en examen en tant que co-auteur du viol"  a annoncé jeudi le procureur du parquet de Toulouse Dominique Alzéari. Depuis le 15 septembre, sept personnes ont été interpellées dans le cadre de l’enquête conduite par la section recherche de Toulouse. Quatre ont été relâchées. Les enquêteurs poursuivent leurs investigations afin d'interpeller d'autres suspects. 

"Arrête de filmer, c’est un viol"

La victime, âgée de 19 ans, avait porté plainte quelques jours après les faits, qui remontent à la nuit du 15 au 16 septembre. Une information judiciaire pour "viol aggravé en réunion" avait été ouverte. Parallèlement, une enquête était également menée sur l’enregistrement et la diffusion d’au moins deux vidéos de l’agression sur les réseaux sociaux. 


Des images d’une extrême violence où l’on voyait plusieurs hommes agresser sexuellement une jeune femme. "Arrête de filmer, c’est un viol. C’est un viol", répétait l’un d’eux, laissant entendre que les auteurs avaient pleinement conscience de la nature des faits qu'ils étaient en train de commettre. "Les gars, laissez-moi seul avec elle, faut que je lui règle son compte" - "Oh les gars, chacun son tour", pouvait-on également entendre. 

Un ou deux auteurs présumés en fuite

Selon le procureur de la République de Toulouse, Dominique Alzeari, cité par l'AFP, les personnes incriminées, majeures,  "reconnaissent la matérialité des faits, pour ceux qui sont concernés par la survenance de relations sexuelles, sans pour cela convenir d'une notion de viol, y compris collectif". Le magistrat a précisé que "les enquêteurs ont encore à interpeller un certain nombre de personnes. Nous enquêtons aussi sur les conditions de la diffusion" des images du viol. "Il manque un ou deux auteurs présumés, c'est un des enjeux de l'instruction. On peut considérer qu'ils sont en fuite", a-t-il ajouté. 


Les images avaient été bloquées depuis par la plateforme Pharos du ministère de l'Intérieur dédiée aux contenus illicites circulant sur internet. La police nationale avait rapidement demandé de "ne pas relayer ces vidéos". La brigade numérique de la gendarmerie, basée à Rennes, avait alerté les gendarmes de la Section de recherche de Toulouse, en charge de l'enquête, "sur la diffusion de ces images". Les auteurs de cet enregistrement sont passibles de lourdes peines de prison pour complicité. Ceux qui l’ont diffusé encourent également cinq ans de prison. 

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