Viol en réunion filmé à Toulouse : quatre individus placés en garde à vue

Viol en réunion filmé à Toulouse : quatre individus placés en garde à vue

Police
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INTERPELLATIONS - Quatre individus ont été arrêtés et placée en garde à vue dans l'affaire du viol en réunion survenu à la sortie d'une discothèque à Toulouse et dont les vidéos avaient été publiées sur Internet.

Quatre personnes ont été arrêtées et placées en garde à vue dans le cadre de l'information judiciaire du parquet de Toulouse pour "viol aggravé en réunion" après la diffusion sur Internet de plusieurs vidéos montrant le viol d'une jeune femme à la sortie d'une boite de nuit. Des images insoutenables sur lesquelles on pouvait voir la victime subir les assauts de quatre hommes âgés de 25 à 30 ans.

La victime de 19 ans avait porté plainte et une information judiciaire avait été ouverte mi-septembre pour des faits de viol en réunion mais aussi pour l'enregistrement et la diffusion d'images du viol sur les réseaux sociaux. Aucun détail ne permet pour l'heure d'affirmer que les individus interpellés sont les quatre agresseurs présumés. 

Une vidéo bloquée par la plateforme Pharos

Sur la vidéo, coupée en plusieurs séquences et diffusée sur Snapchat puis Twitter, on voyait les quatre hommes agresser sexuellement la jeune femme. "Arrête de filmer, c’est un viol. C’est un viol", répétait l’un d’eux. "Les gars, laissez-moi seul avec elle, faut que je lui règle son compte" - "Oh les gars, chacun son tour", peut-on également entendre. Une vidéo qui avait immédiatement été bloquée par la plateforme Pharos, la cellule du ministère de l'Intérieur dédiée aux contenus illicites circulant sur Internet. 

En vidéo

À quoi sert le fichier des délinquants sexuels ?

Selon La Dépêche du Midi, les faits remonteraient à la nuit du 15 au 16 septembre et se seraient déroulés à Balma, une commune à l'est de la Ville rose. C'est la brigade numérique de la gendarmerie, basée à Rennes, qui avait alerté les gendarmes de la Section de recherche de Toulouse, en charge de l'enquête, "sur la diffusion de ces images". Les personnes qui ont tourné ces vidéos sont passibles de lourdes peines de prison pour complicité, tandis que celles qui les ont diffusées risquent cinq ans d'emprisonnement. 

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