Violences à Dijon : plusieurs interpellations ce jeudi dans la communauté tchétchène

Violences à Dijon : plusieurs interpellations ce jeudi dans la communauté tchétchène
Police

FAIT DIVERS - Plusieurs membres de la communauté tchétchène ont été interpellées ce jeudi matin à Dijon et dans d'autres villes françaises. Elles sont soupçonnées d'être en lien avec les violences survenues depuis vendredi.

Plusieurs membres de la communauté tchétchène ont été interpellés tôt jeudi matin à Dijon et ailleurs en France à la suite des violences survenues récemment dans la capitale bourguignonne. "Six objectifs" ont été ciblés à travers la France, tous en régions et dans la communauté tchétchène, selon une source proche de l'enquête qui n'a pu préciser si la totalité des suspects avait pu être interpellée. Une arrestation au moins a été réalisée à Dijon. 

"A la suite des diverses infractions commises dans les nuits des vendredi 12, samedi 13 et dimanche 14 juin 2020, le parquet de Dijon a ouvert une enquête de flagrance des chefs notamment de 'tentative de meurtre en bande organisée', 'dégradation en réunion',  'violences aggravées', 'association de malfaiteurs et participation à un groupement armé'. Cette enquête est destinée à comprendre de quelle manière les différentes infractions commises ont pu être provoquées ou organisées, d’en identifier les auteurs et d’y donner les suites appropriées", indique le parquet de Dijon ce jeudi dans un communiqué. "Ce matin, 18 juin 2020, cinq gardes à vue ont débuté et des perquisitions ont été réalisées dans plusieurs villes. Elles sont destinées à vérifier les premiers éléments de cette enquête."

Le procureur de la République a précisé un peu plus tard qu'"une garde à vue supplémentaire est depuis intervenue". Six personnes sont donc désormais interrogées par les enquêteurs.

INTERPELLÉS DANS PLUSIEURS VILLES

De source proche de l'enquête, on précise que les interpellations ont été menées tôt jeudi matin par le RAID et la BRI à Dijon, Dole, Troyes, Saint-Etienne et Saverne, près de Strasbourg. Une opération de police a également eu lieu à Besançon mais elle n'a mené à aucune arrestation.

Les interpellés sont des personnes déjà connues des services de police et notamment, selon des sources concordantes, un homme suspecté d'être à l'origine de l'appel à l'expédition punitive sur les réseaux sociaux. Le rôle exact des suspects dans ce dossier reste toutefois à préciser.

L'enquête a été confiée conjointement à la direction interrégionale de la police judiciaire de Dijon, à la sûreté urbaine de la direction départementale de la sécurité publique de Dijon et depuis le 15 juin 2020, le parquet de Dijon a également saisi le directeur central de la police judiciaire de manière à pouvoir s’assurer du concours des différents offices et services centraux de la police judiciaire. En l’état de très nombreuses constatations, auditions, réquisitions et actes techniques ont été réalisés.

"Un message aux voyous"

Le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a promis mardi "une réponse extrêmement ferme" aux incidents qui ont secoué Dijon ces derniers jours et annoncé un nouveau renforcement du dispositif avec plus de 150 policiers ou gendarmes mobilisés pour la nuit à venir.

"Je veux passer un message très clair aux voyous que nous avons vu exhiber des armes, aux individus qui sont venus commettre ici des violences à Dijon: notre réponse sera extrêmement ferme", a-t-il dit à sa sortie du commissariat il y a deux jours.

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Depuis vendredi, Dijon est le théâtre de violences sans précédent entre tchétchènes et personnes de la communauté maghrébine. Plusieurs voitures ont été brûlées, des individus ont exhibé des armes et tiré des coups de feu, terrorisant la population.

 Lundi dernier, des renforts de police ont été envoyés sur place. Depuis le calme semble revenu.

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