Interpellations dans une secte près de Pau après des soupçons de violences contre des enfants

Interpellations dans une secte près de Pau après des soupçons de violences contre des enfants
Police

POLICE - Une communauté sectaire près de Pau, à Sus, dans les Pyrénées-Atlantiques, a fait l'objet de plusieurs interpellations mardi, étant notamment soupçonnée de violences envers des mineurs. Plusieurs membres de cette secte avaient déjà été condamnés pour des faits similaires en 2002.

La diffusion d'un reportage télévisé en décembre 2018 avait relancé les investigations. Mardi, à Sus, dans les Pyrénées-Atlantiques, une opération de gendarmerie s'est déroulée, aboutissant à plusieurs interpellations dans la communauté sectaire Tabitha's Place, révèle l'AFP par le biais du parquet de Pau. Cette secte est notamment soupçonnée de violences contre des enfants.

"Le juge d'instruction s'est rendu sur les lieux pour procéder à diverses vérifications, notamment pour de nouveaux faits de violences", a ainsi indiqué à l'agence de presse la procureure de Pau Cécile Gensac, qui s'est également rendue sur place. "Plusieurs personnes sont actuellement en cours d'explications avec les services de gendarmerie", a-t-elle ajouté, précisant que des gardes à vue étaient en cours.

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19 membres déjà condamnés en 2002

En 2014, une information judiciaire avait été ouverte après des informations données par un ancien adepte de la secte, avant qu'une autre ne soit ouverte en mars dernier après la diffusion d'un reportage télévisé en décembre 2018. Le parquet de Pau a précisé que ces deux informations avaient été jointes. Dans le cadre de la première information judiciaire, dix personnes avaient été placées en garde à vue en 2015 et des enfants avaient fait l'objet de placement provisoire.

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ARCHIVES - Secte : Tabitha's Place dans la région de Toulouse ?

L'enquête portait sur "des faits d'abus de vulnérabilité dans le cadre d'un mouvement à caractère sectaire, des faits de violences sur mineurs concernant  les conditions d'éducation, et des faits de travail dissimulé". En mars 2002, 19 membres de Tabitha's Place avaient été condamnés par la cour d'appel de Pau pour "soustraction aux obligations légales des parents", notamment refus de scolarisation et de vaccination de leurs enfants. En 1997, un couple avait été condamné à douze ans de prison après le décès de leur enfant de 19 mois, faute d'alimentation et de soins.

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