Violences lors d'une marche féministe à Paris samedi soir : l'Intérieur demande un rapport à la préfecture de police

Violences lors d'une marche féministe à Paris samedi soir : l'Intérieur demande un rapport à la préfecture de police
Police

AFFRONTEMENTS - Plusieurs associations militantes et personnalités politique dénoncent la violence des forces de l'ordre envers des participantes à une marche féministe nocturne organisée dans la soirée du samedi 7 mars à Paris. Le ministre de l'Intérieur a demandé un rapport à la préfecture de police de Paris, a indiqué son entourage à LCI.

C'était une marche nocturne "pour un féminisme populaire antiraciste". Cette manifestation, organisée à la veille de la journée des droits des femmes, était à l'initiative de collectifs militants, distincts de ceux ayant appelé à la marche des "Grandes gagnantes" du 8 mars. Elle a dégénéré, occasionnant des heurts et des violences qui ont suscité de nombreuses réactions politiques et associatives.

Lire aussi

Partie de la place des Fêtes (19e arrondissement) à 18h30, en "mixité choisie" (sans "mecs cis"), elle voulait montrer que la nuit, la rue appartient autant aux femmes qu'aux hommes. La manifestation était autorisée, puisqu'elle avait été déclarée. Mais en fin de parcours, près de la place de la République, la tension est montée entre les participantes et les forces de l'ordre. Plusieurs vidéos partagées sur les réseaux sociaux montrent des tirs de gaz lacrymogènes et des forces de l'ordre charger en direction des manifestantes.  

Un appel à la dispersion non-respecté, selon la préfecture

Selon la préfecture de police de Paris, les forces de l'ordre ont dû intervenir "ponctuellement au cours de la marche pour mettre fin à des dégradations et à des tentatives de départs en cortèges sauvages de quelques groupes de plusieurs centaines de personnes". Elle explique également dans un communiqué publié ce dimanche en début d'après-midi que place de la République, "malgré l'appel à la dispersion, un groupe de plusieurs centaines de manifestants ne l'ont intentionnellement pas respecté et ont forcé le barrage. (...) Les forces de l’ordre ont alors dû utiliser des moyens lacrymogènes et sont ainsi parvenues à repousser les manifestants."

"Les forces de l’ordre ont finalement repoussé les derniers manifestants ainsi qu’un groupe de personnes récalcitrantes vers le métro qui leur ont opposé une résistance physique", peut-on encore lire. Neuf personnes ont été interpellées.

L'Intérieur demande un rapport

Interpellée sur ces violences sur Twitter, la secrétaire d'Etat chargée de l'égalité femmes-hommes Marlène Schiappa a assuré que "toutes les femmes (devaient) pouvoir manifester pacifiquement pour faire respecter leurs droits" et que le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner avait "demandé un rapport à la préfecture de Police sur ce qui s'est passé en marge" de la marche. Une information confirmée par l'entourage du ministre à LCI.

Le collectif #Noustoutes ou encore la Fondation des femmes ont dénoncé ces faits. 

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter

Alertes

Recevez les alertes infos pour les sujets qui vous intéressent