Police : le pistolet électrique pour remplacer la technique de l'étranglement ?

Police : le pistolet électrique pour remplacer la technique de l'étranglement ?

POLICE - Après l'annonce de l'interdiction de la méthode dite "de l'étranglement", le ministère de l'Intérieur envisage des nouvelles pistes pour remplacer ce mode d'interpellation. Parmi elles, l'utilisation du pistolet à impulsion électrique, le Taser, est privilégiée.

Sitôt interdite, la méthode d'interpellation policière dite "de l'étranglement" devra être remplacée. Après les annonces lundi 8 juin de Christophe Castaner pour améliorer la déontologie des forces de l'ordre, des pistes sont notamment envisagées pour remplacer cette technique controversée. Celle du pistolet à impulsion électrique est évoquée par le ministère, selon nos sources. 

Dans le contexte de manifestations contre le racisme et les violences policières en écho à la mort de George Floyd aux Etats-Unis, décédé des suites de son interpellation par un policier blanc, le gouvernement veut réformer sa police et ses pratiques. L'utilisation du Taser par les forces de l'ordre n'est pas sans risque lors d'une interpellation, car il peut provoquer des infarctus. 

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Piste privilégiée

Selon nos sources, le ministre de l'Intérieur privilégie l'utilisation du pistolet à impulsion électrique pour remplacer la technique dite de l'étranglement. Cette méthode controversée, qui consiste à faire une prise par le cou à une personne interpellée par les forces de l'ordre, est enseignée à l'école de police, et est considérée comme comportant des "dangers" par le ministre. 

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Pour l'instant il n'est absolument pas certain que cette solution soit adoptée, les syndicats de police attendent l'annonce de Christophe Castaner jeudi et vendredi prochain, qui devrait éclaircir ce point. 

Un danger ?

En 2012, le ministère de l'Intérieur avait répondu à une question écrite de l'ex-sénatrice écologiste Nicole Borvo Cohen-Seat au sujet de l'utilisation des pistolets à impulsion électrique par les forces de l'ordre. Le ministère justifiait alors cette utilisation comme une arme intermédiaire, permettant "d'éviter le recours à une arme à feu"

"Les interventions, il importe de le garder à l'esprit, concernent en effet fréquemment des personnes faisant preuve d'une grande violence physique, ainsi que des personnes sous l'emprise de l'alcool ou de stupéfiants", expliquait le ministère. Cette arme présentée comme non létale "peut constituer une réponse graduée et proportionnée à une situation de danger lorsque l’emploi légitime de la force s’avère nécessaire pour dissuader ou neutraliser une personne menaçante et/ou dangereuse", précisait un rapport du Défenseur des droits en 2013. 

Ce même rapport prévient des risques de cette arme, concernant la santé, voire la vie de la  personne qui en fait l'objet. "Sur 334 décès répertoriés entre 2001 et 2008, Amnesty International a eu accès à 98 rapports d’autopsie et, dans 37 cas, les médecins légistes avaient cité cette arme comme facteur contribuant au décès", peut-on lire dans le rapport.

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