Présidentielle 2017 : Guaino ne peut pas commencer sa quête des parrainages à cause de Cazeneuve

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CANDIDAT - Invité sur LCI ce mercredi, Henri Guaino a jugé "inéquitable" et "invraisemblable" que le ministère de l’Intérieur n’ait toujours pas imprimé les bulletins destinés à parrainer les candidats à l’élection présidentielle.

Le député LR des Yvelines, Henri Guaino, ne décolère pas après une découverte qu’il juge "invraisemblable". L’ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy a récemment annoncé son choix d’être candidat à l’élection présidentielle, et cela sans passer par l’étape de la primaire organisée par son parti. 


Il a donc commencé la collecte des 500 parrainages d’élus indispensables pour se présenter.  "Pour aller voir les maires et leur demander leur parrainage, encore faut-il avoir des bulletins de parrainages, a-t-il raconté ce mercredi sur LCI. Donc j'ai demandé au Conseil constitutionnel comment se procurer ces bulletins".

Un retard qui favorise les gros candidats

Incapable de lui répondre, le Conseil constitutionnel, uniquement chargé de la validation des parrainages, l’a invité à contacter le ministère de l’Intérieur, responsable de l’organisation des élections en France.  Or, "ils ne sont pas prêts", lui a-t-on répondu. "Chaque mois perdu, c'est un mois gagné pour les grands appareils", déplore-t-il.


"Tout ça est inéquitable et invraisemblable. On ne découvre quand même pas qu'il y a des élections présidentielles l'année prochaine. Ça devrait être prêt un an à l’avance pour mettre tout le monde à égalité", conclut Henri Guaino. 


Pour mémoire, lors de la dernière élection présidentielle, les bulletins avaient été envoyés le 24 février 2012 et les parraînages devaient être remis avant le 16 mars. Les signatures se concrétisent donc dans un temps réduit mais rien n'empêche les candidats de commencer leur quête en avance. Un apprentissage semble-t-il douloureux pour celui qui n'a pas de "grand appareil". 

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