2017 : une députée PS lance un appel à Macron pour éviter un second tour Fillon-Le Pen

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2017 : la bataille de la gauche

21 AVRIL BIS ? - Selon la députée PS Karine Berger, soutien de Vincent Peillon, si Emmanuel Macron maintient sa candidature à l’élection présidentielle, la gauche sera "mathématiquement" éliminée au premier tour. Elle lui lance donc un appel pour "ne pas livrer ce pays à la droite filloniste et à l'extrême-droite".

Un candidat de gauche au second tour de la présidentielle "est mathématiquement impossible". Ce constat a été dressé ce mardi par la députée PS, Karine Berger, soutien de Vincent Peillon à la primaire de la gauche. Selon elle, les candidatures d'Emmanuel Macron et du vainqueur de la primaire vont aboutir inexorablement à un second tour Fillon-Le Pen à la présidentielle de 2017.

"Deux candidatures aussi importantes que celles d'Emmanuel Macron et du candidat de gauche issu des primaires citoyennes (...) (font) que le second tour de l'élection présidentielle est écrit à droite et à l'extrême-droite", a déclaré la socialiste ce mardi au micro de France Inter. "Emmanuel Macron propose une offre ni de droite ni de gauche mais qui, parce qu'elle séduit une partie de l'électorat de gauche, interdit au candidat de gauche issu de la primaire ou presque d'arriver au second tour de l'élection présidentielle", poursuit-elle.

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C’est pourquoi elle souhaiterait que le fondateur d'En Marche renonce finalement à se présenter. "C'est la responsabilité historique d'Emmanuel Macron de prendre ce risque. Moi je dis encore et toujours à Emmanuel : essayons de ne pas livrer ce pays à (...) la droite filloniste et à l'extrême-droite Marine Le Pen, et mettons-nous d'accord avant le premier tour de l'élection présidentielle+", a-t-elle lancé.

Stop à la baisse des charges

Chargée des idées et du projet de Vincent Peillon, Karine Berger a également levé le voile sur des pistes du programme économique de l'ancien ministre de l'Éducation, qui dévoilera officiellement ses propositions début janvier, en plaidant notamment pour un frein des baisses de charges.

"Les baisses de charge, ça a été en l'espace de cinq ans 40 milliards d'euros. C'est quelque chose de considérable et qui à ce stade, est arrivé à un maximum qui n'a pas de raison d'être poursuivi (à cette) ampleur importante", explique la députée PS des Hautes-Alpes. "Avec 40 milliards d'euros, on a créé sans doute à peu près 100.000 à 150.000 emplois et on n'arrivera pas à aller au-delà sans faire un vrai plan de productivité et de compétitivité, recherche, innovation, investissement dans la création", conclut-elle.

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