2021, l'année du retour des réformes ?

2021, l'année du retour des réformes ?

ACTION - Entièrement consacré à la gestion de la crise sanitaire depuis un an, le président de la République souhaite relancer la réforme du pays. Il discutera ce mercredi en séminaire gouvernemental du calendrier des prochains mois et des priorités de la majorité, à un an et demi de la prochaine présidentielle.

Ne pas laisser la crise sanitaire tout emporter sur son passage. C’est ce que souhaite le président de la République, qui a réuni ce mercredi le gouvernement en séminaire pour fixer l’agenda des réformes des prochains mois et prouver sa détermination à continuer à transformer le pays, à un an et demi de la prochaine élection présidentielle.

En annonçant la tenue du séminaire début décembre, Emmanuel Macron avait indiqué qu’il s’agissait de discuter des "grandes priorités" des six premiers mois de 2021 car "nos concitoyens attendent de nous, légitimement" d’en "faire une année utile, c’est-à-dire une année de combat, de relance, d’ambition". Le 5 janvier, il jugeait "très important" de ne "jamais perdre le fil de ce qu’on fait car, sinon, on ne fait que courir après les événements et on ne règle jamais les problèmes".

Quels textes et projets figurent à l'ordre du jour de cette année 2021 ? Lors d'un point presse donné à l'issue du séminaire, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a indiqué que quatre thèmes seraient prioritaires : le travail, la productivité et les mesures d'accompagnement vers l'emploi ; le régalien ; l'écologie et l'égalité des chances. 

En effet ces prochaines semaines, seront tout d'abord examinés le projet de loi sur la sécurité globale et celui confortant les principes républicains. L'exécutif continuera également à promouvoir des mesures sociales destinées à améliorer "l'égalité des chances" (discrimination, logement social...). Au printemps, seront étudiés le projet de loi climat, issu de la Convention citoyenne, et la révision constitutionnelle pour intégrer la défense climatique dans la Constitution. De quoi donner des gages à la gauche et à la droite, et à continuer à faire du "en même temps".

En revanche, les ministres débattront du sort d'autres réformes plus compromises, notamment la réforme des retraites. Promesse de campagne d'Emmanuel Macron, elle est suspendue depuis plus d'un an en raison de la crise sanitaire. Si elle fait toujours partie de la priorité du gouvernement, le chef de l'État s'est engagé à ne pas la remettre sur la table tant que l'épidémie de Covid-19 accapare toujours autant son action. "Il y a toujours dans un passage gouvernemental des choses que l'on arrive pas à faire aboutir, ça en fait partie", a reconnu lundi le ministre de l'Économie Bruno Le Maire, tout en réaffirmant la nécessité d'une telle réforme.

Repousser des réformes à un second quinquennat

Au sein de la majorité, tout le monde n'est pas pour mener à bien cette réforme et plaide pour la repousser à un éventuel second quinquennat, à l'instar du président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand ou du Haut-commissaire au plan François Bayrou. D'autres estiment également qu'il ne faut pas engager d'ici 2022 la réforme de l'État, de la décentralisation, du grand âge et de l'autonomie. 

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Mais le président de la République est déterminé à agir pour pouvoir présenter des résultats concrets aux Français à l’issue de son quinquennat. Et pour faire taire l'opposition, qui déjà fait son procès en immobilisme. Dimanche dans le JDD, le président LR du Sénat Gérard Larcher déclarait : "Au final, peu de choses auront été faites dans ce quinquennat, bloqué dès 2018". À gauche, la maire de Paris Anne Hidalgo estime que "depuis 2017, rien n'a changé en mieux".

 Actuellement, l'arrêt des réformes depuis un an n'a pas terni l'image du Président. Au contraire, sa gestion de la crise sanitaire lui vaut un taux de popularité record. Selon un sondage Ifop-Fiducial diffusé mardi pour Paris Match et Sud Radio, 45% des Français approuvent son action.

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