26 membres pour relever le Parti socialiste... Mais aucun proche de Benoît Hamon

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RENAÎTRE - Un conseil national du Parti socialiste organisé samedi a débouché sur la proposition, annoncée par Jean-Christophe Cambadélis, d'une liste de 26 membres qui seront chargés de "refonder" le mouvement, assommé par la séquence électorale. Une équipe "renouvelée" qui sera soumise au vote des militants en septembre.

Et le Parti socialiste tenta de renaître de ses cendres... Trois semaines après sa déroute historique aux élections législatives, un conseil national organisé samedi 8 juillet a débouché sur la proposition d'une direction collégiale de 26 membres qui aura la lourde charge de "refonder" le parti, a annoncé Jean-Christophe Cambadélis, qui avait démissionné de son poste de Premier secrétaire après la défaite.


Une longue liste de responsables... mais aucun soutien direct de Benoît Hamon, l'ancien candidat du PS à la présidentielle, qui a décidé de quitter le parti lors du lancement de son "Mouvement du 1er juillet".

"On va établir une direction provisoire, je l'espère la plus renouvelée possible, la plus représentative de notre famille politique", a détaillé Jean-Christophe Cambadélis, expliquant que cette direction serait organisée autour d'un noyau dur de 14 personnes, 7 hommes et 7 femmes. "Puis le mouvement va travailler à constituer une feuille de route de la refondation, qui devra être adoptée par les militants en septembre."

Ce n'est pas un coquille vide. Nous avons l'obligation de nous refonder pour créer une dynamique politique. Le PS est nécessaire, le socialisme est nécessaire à la FranceJean-Christophe Cambadélis

Une direction à 14

Exit, donc, les proches de Benoît Hamon. La liste des 14 noms comprend, côté femmes, les ex-ministres Ericka Bareigts et Laurence Rossignol, ainsi que Nadège Azzaz, Nathalie Koenders, Carole Delga, Valérie Rabault et Isabelle This Saint-Jean. Chez les hommes, il s'agit de Guillaume Bachelay, Luc Carvounas, Matthias Fekl, Jean-Marc Germain, François Kalfon, Emmanuel Maurel et Rachid Temal. 


Autour d'eux vont graviter des "membres de droits" : le président de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains, François Rebsamen, le président du groupe PS à l'Assemblée, Olivier Faure, et la cheffe de file de la délégation française au Parlement européen, Christine Revault d'Allonnes. Le PS se dotera également de quatre porte-parole (Estelle Grelier, Sébastien Denaja, Julien Dray et Karim Bouamrane), d'un trésorier, Jean-François Debat, et de quatre élus chargés de la "coordination des territoires" (Hussein Bourgi, Pernelle Richardot, Emmanuel Grégoire et Olivier Klein). Outre les proches de Benoît Hamon, la grande absente de cette organisation est l'ex-ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem, pourtant pressentie, qui a préféré se tenir à distance. 

Déjà des mécontents

Le fait que l'ex-candidat à la présidentielle ne soit pas représenté fait déjà grincer des dents. "C'est contradictoire avec l'idée que le Parti socialiste essaye de rassembler au maximum", a estimé le député européen Guillaume Balas, à l'instar du député Luc Carvounas, ancien proche de Manuel Valls. 


Gérard Filoche, membre du bureau national, qui avait échoué en janvier à se présenter à la primaire citoyenne, a indiqué pour sa part qu'il souhaitait faire partie de cette direction collégiale. "On ne m'a pas répondu", a-t-il déploré avant le conseil national. Pour l'ancien directeur de campagne d'Arnaud Montebourg, François Khalfon, l'heure est surtout à la clarification, puisqu'il n'y a "plus de doute, ce gouvernement est de droite". 

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François Khalfon (PS) : "Il n'y a plus de doute, c'est un gouvernement de droite"

La veille, Benoît Hamon rappelait encore qu'il "croyait au socialisme" mais qu'il ne fallait "pas être fétichiste des appareils". S'agissant du PS, il n'aura manifestement plus l'occasion de céder à la tentation. 

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