35 heures, Euro, éducation, santé... : Marine Le Pen dévoile les premiers éléments de son programme pour 2017

Politique
PRESIDENTIELLE - Dans un entretien au Parisien ce dimanche, la présidente du FN dévoile les premières mesures de son programme présidentiel qu’elle présentera dans son intégralité début février.

Après des mois de discrétion, la présidente du FN, Marine Le Pen, est de retour sur le devant de la scène médiatique. Début février, elle présentera son programme présidentiel. Mais dès ce dimanche, dans Le Parisien, elle en dévoile les contours. 

Tout d’abord, elle annonce qu’en cas de victoire en mai, elle abrogera la loi El Khomri, qu’elle juge "néfaste" et qu’elle ne touchera pas aux 35 heures. Elle ouvre néanmoins la porte à une négociation par branche. "On pourra donc, en fonction de ces négociations, travailler 39 heures mais payées 39 !", prévient l’eurodéputée. 


Sans surprise, elle plaide pour "un protectionnisme intelligent, piloté par un État stratège" et "un patriotisme économique" à travers notamment l’augmentation des droits de douane. Elle répète par ailleurs son hostilité vis-à-vis de la monnaie unique. "L’euro est un obstacle majeur au développement de notre économie", estime Marine Le Pen.

Haro contre la fraude sociale

La présidente du FN dévoile également plusieurs propositions en matière de santé. Bien que hostile au tiers payant généralisé, elle ne compte pas forcement le remettre en cause. Marine Le Pen évaluera dans un premier temps cette mesure. "Il sera assez facile de dresser le bilan de cette réforme. Et si ce bilan est négatif, et je pense qu’il le sera, de revenir dessus", dit-elle.

Sa priorité sera "la mise en œuvre d’une véritable politique de lutte contre la fraude sociale", "la démultiplication des médicaments génériques" ainsi que le développement de "la vente des médicaments à l’unité".

La suppression de l’aide médicale d’État sera, comme en 2012, dans son programme. D’ailleurs, Marine Le Pen souhaite aussi mettre en place un délai de carence pour tous les étrangers qui viennent travailler dans le pays : "Ils devront cotiser quelques années avant de pouvoir accéder aux bénéfices de la protection sociale et de la solidarité nationale dans son ensemble". "J’y inclus l’école gratuite", précise la candidate.

"Mettre le paquet sur l’école primaire"

Contrairement à François Fillon, qui souhaite supprimer 500.000 postes de fonctionnaires, elle suggère plutôt "un rééquilibre". "Le nombre de fonctionnaire a énormément augmenté dans la fonction publique territoriale mais en parallèle on se retrouve avec un déficit de personnel dans un certain nombre de services de l’Etat", juge l’eurodéputée FN préférant adopter "une vision politique" plutôt qu’une "vision comptable".

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Fonctionnaires : Marine Le Pen et François Fillon ont leur préférence

Enfin, en matière d’éducation, elle prône la suppression du collège unique et le retour de l’apprentissage dès 14 ans. Elle dit aussi vouloir "mettre le paquet sur l’école primaire avec un système qui permette à chaque enfant d’avoir ses acquis fondamentaux à la fin de ce cycle". Quant aux rythmes scolaires, il faut "tout remettre sur la table" car "personne n’est content de cette réforme", estime la présidente du FN.

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