"Notre pays est trop négatif sur lui-même", lance Emmanuel Macron à Amiens

"Notre pays est trop négatif sur lui-même", lance Emmanuel Macron à Amiens
Politique

POSITIVE ATTITUDE - Face aux étudiants de l’université de Picardie Jules-Verne à Amiens jeudi 21 novembre, Emmanuel Macron a estimé que les Français étaient "en ce moment trop négatifs", appelant à "prendre du recul" et à "affronter les difficultés".

"En ce moment notre pays est, je trouve, trop négatif sur lui-même". C’est par ces mots qu’Emmanuel Macron a jugé l’état d’esprit des Français ce jeudi 21 novembre à Amiens. Venu inaugurer l’Université de Picardie Jules-Verne dans sa ville natale, il a répondu aux questions de 200 étudiants.

Le chef de l’Etat a appelé les jeunes à "affronter les difficultés", cherchant à les convaincre "d’être quand même positifs et d’avancer". 

Un échange qui n’a pas plu à l’opposition, alors que les questions de la précarité étudiante et de l’écologie sont brûlantes, et que le mouvement des gilets jaunes a soufflé sa première bougie.

Nécessité de "prendre deux pas de recul"

"On a l’impression, si on écoute collectivement, si on branche la radio, qu’on allume la télé, que tout est terrible", a déploré le chef de l’Etat. Sur les conditions de vie étudiantes, il a invité son auditoire à prendre "deux pas de recul" et de comparer la situation française à celles des autres pays. 

S’il a reconnu que l’acte désespéré d’un étudiant de 22 ans qui a tenté de s’immoler par le feu à Lyon illustrait "les difficultés" de certains étudiants, le président de la République a insisté sur les mesures prises depuis le début du quinquennat, évoquant la suppression des 217 euros de cotisation à la Sécurité sociale étudiante. "C’est nettement supérieur à la baisse de cinq euros des APL", s’est-il félicité.

Mise en garde pour le 5 décembre

A l’approche de la journée de grève interprofessionnelle, prévue le 5 décembre, le chef de l’Etat a mis en garde contre les "violences dans la rue" qui ont émaillé les mouvements étudiants et ceux du premier anniversaire des Gilets jaunes. 

"Il n’y a pas de liberté sans ordre public dans la rue, il y a une liberté de manifester, il y a une liberté d’exprimer son opinion, mais il n’y a pas de liberté de casser", a-t-il prévenu.

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"Le Président aurait mieux fait de se taire"

Au micro de BFMTV Jean-Luc Mélenchon a estimé que le chef de l’Etat aurait tout simplement "une fois de plus mieux fait de se taire". Selon lui, avec l’augmentation de la pauvreté, des injustices, et la précarité des administrations, "tout le monde est épuisé, au bout du rouleau. (…) Il y en a qui travaillent dur alors qu’ils sont mal payés", a-t-il expliqué.

Olivier Besancenot a également réagi, dénonçant une réponse politique "pas adaptée aux problèmes qui sont posés". "Dans une société où tout augmente, sauf les salaires, les pensions et les allocations" le porte-parole du NPA met en garde contre un "cocktail explosif". 

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