A Brachay, Marine Le Pen lance sa rentrée "loin des chicaneries politiques"

RENTRÉE POLITIQUE - La patronne du Front national a donné son grand discours d'entrée en campagne, samedi 3 septembre à Brachay, en Haute-Marne. Si Marine Le Pen n'a pas tenu à présenter son programme, elle concentré ses attaques contre la droite, et tout particulièrement contre Nicolas Sarkozy.

C'est à Brachay, 60 âmes, que Marine Le Pen a tenu son premier grand discours d'entrée dans la course à l'Elysée. Un petit village de Haute-Marne acquis au Front national, puisque 75% de ses votants avaient choisi la candidate d'extrême droite au premier tour de la présidentielle de 2012. Et c'est en saluant "cette France des abandonnés", cette France "profondément patriote" que Marine Le Pen a ouvert son discours à la tribune.

Primaires et guerres d'égo, ce triste spectacleMLP à Brachet

"J'ai pris mes distances avec le futile pour me concentrer sur l'essentiel, et rencontrer les Français", s'est justifiée la patronne du FN, pour expliquer sa longue "diète médiatique" estivale. Marine Le Pen a voulu s'afficher au dessus de la mêlée, "loin des querelles de partis", des "chicaneries politiques, des errements politiques" visant "des gains électoraux immédiats". Mais aussi des "revirements incessants", des "promesses de changement" et des "guerres d'égo et des primaires", un "triste spectacle", énumère-t-elle encore. "C'est le rôle que je m'assigne en tant que candidate à l'élection présidentielle de 2017", a-t-elle lancé sous les vivats de ses partisans, qui criaient "Marine présidente" à tue-tête. 

Ce référendum sur l'appartenance à l'UE, je le ferai en FranceMLP, à Brachet

Marine Le Pen a promis d'organiser, si elle est élue en 2017, un référendum sur l'appartenance de la France à l'Union européenne. Les Britanniques "ont choisi leur destin et décidé de quitter l'Union européenne. Ils ont fait le choix de l'indépendance", a-t-elle lancé à la tribune. "Ce référendum sur l'appartenance à l'Union européenne, je le ferai en France, car vous avez le droit à la parole", a-t-elle assuré. 

Nous ne reconnaissons qu'une seule communauté, la communauté nationale MLP à Brachet

"A propos de Sisco, les médias ont parlé de tensions entre communauté maghrébine et communauté corse. Comme si les Corses, en Corse, était une communauté comme les autres", a regretté Marine Le Pen. "Le prétendu antiracisme, en réalité foncièrement raciste, fait avancer le délétère communautarisme", a-t-elle déclaré, ajoutant : "Nous ne reconnaissons qu'une seule communauté, la communauté nationale". 

Si vous rappelez que la laïcité existe, vous êtes islamophobeMLP à Brachet

Marine Le Pen n'a pas manqué de s'emparer du sujet qui a agité les plages françaises et le débat public de l'été : l'interdiction, voulue par certains maires, d'interdire le port du burkini. "Si vous rappelez que la laïcité existe dans la sphère publique, vous êtes islamophobe", a-t-elle déploré, taclant le "prétendu antiracisme". "C'est aux politiques de ne pas plier. La femme est l'égale de l'homme, en tous points",  a-t-elle ajouté. 

Sarkozy a fait allégeance au promoteur mondial du wahhabismeMLP, à Brachet

La candidate frontiste à l'élection de 2017 a réservé ses plus belles flêches à l'ex-chef de l'Etat. "Nicolas Sarkozy, qui se veut champion de l'anti-islamisme, a fait allégeance au promoteur mondial du wahhabisme", a lancé Marine Le Pen, en allusion à la visite, début août, de Nicolas Sarkozy au roi d'Arabie saoudite, Salmane Abdelaziz Al Saoud. "Présider réellement nécessite d’être libre, ce qui n’est le cas d’aucun de mes adversaires présumés", a-t-elle accusé. 

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