A l'Assemblée, deux députés LREM lancent les "questions citoyennes" au gouvernement

A l'Assemblée, deux députés LREM lancent les "questions citoyennes" au gouvernement

Politique
DÉMOCRATIE - Les députés LREM Paula Forteza et Matthieu Orphelin lancent vendredi 2 février une initiative pour relayer des "questions citoyennes" au gouvernement, à l'Assemblée nationale. Chaque mois, les deux parlementaires sélectionneront deux questions déposées sur une plateforme en ligne.

Ouvrir le Parlement aux citoyens. Dans la lignée des réformes engagées sous la présidence de François de Rugy à l'Assemblée nationale, deux députés LREM ont annoncé vendredi le lancement d'une initiative visant à relayer des "questions citoyennes" au gouvernement.


Paula Forteza et Matthieu Orphelin poseront chaque mois "deux questions écrites au gouvernement proposées par des citoyennes et des citoyens" par le biais d'une plateforme en ligne baptisée "Parlement ouvert". Ils sélectionneront "les questions les plus discutées" sur cette plateforme, "inspirées des préoccupations de citoyens concernés", mais ne concernant "pas uniquement des situations individuelles". Les réponses des ministres interpellés "seront rendues publiques et diffusées largement". 


Les députés ont précisé les deux premières questions qui seront relayées. La première concernera une assistance maternelle d'Angers qui souhaite transporter les enfants dont elle a la charge au moyen d'un triporteur, mais qui ne peut le faire en raison d'une réglementation routière "inadaptée". La seconde question portera sur le cas d'un ressortissant français au Chili qui se heurte régulièrement à l'interruption de sa pension de retraite en raison de difficultés administratives. 

Les deux députés, déjà à l'origine d'initiatives du même type dans leur circonscription, veulent ainsi "promouvoir la multiplication de processus d'interaction directe entre les citoyens et leurs représentants". 


Une vingtaine de questions avaient déjà été déposées pêle-mêle sur la plateforme vendredi matin. Sur des thématiques plutôt larges. "Est-ce possible de gouverner un pays avec une dette superieure à 2.200 milliards sans plan pour la rembourser ?", demandait une contributrice. "Pourquoi avez-vous supprimé le burn-out en tant que maladie professionnelle ?", questionnait un autre, en référence au rejet de la proposition de loi des députés LFI. D'autres évoquait la suppression du droit du sol, la taxe d'habitation ou encore la garde partagée. A charge pour les députés de sélection les questions qui entreront au Palais Bourbon. 

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