De la Fête de l’Huma à La Rochelle, dialogue de sourds entre Mélenchon et les frondeurs

DÉSUNIS - Pendant que les socialistes anti-Hollande étaient à La Rochelle pour appeler à une candidature unique de la gauche pour 2017, Jean-Luc Mélenchon leur opposait sa fin de non-recevoir depuis La Courneuve.

La  Fête de l'Humanité a donné samedi la tonalité d'un automne qui s'annonce agité  à gauche. Les candidats de la gauche anti-Hollande à la présidentielle se sont  succédé sur la grande scène de l'Agora, à La Courneuve, pour s'adresser  à un public très largement composé de communistes.  


"Je dis à tous les candidats déclarés qu'on ne peut pas y arriver en  faisant simplement appel au ralliement des autres candidats", a prévenu le chef du PCF Pierre Laurent, devant un parterre de personnalités dont l'ex -ministre grec des Finances Yanis Varoufakis. Cécile Duflot, mais aussi quelques frondeurs comme Arnaud  Montebourg ou encore Benoît Hamon, étaient de la partie.  

"Aidez-nous à faire de cette primaire de gauche le moment de la désignation du candidat qui permettra de défaire la loi El Khomri", a quant à lui lancé à la tribune samedi 10 septembre, Jérôme Guedj, membre du bureau national du PS. 


Benoît Hamon, candidat déclaré à la primaire de la gauche, a lui aussi insisté sur la nécessité de présenter une candidature commune pour arriver au second tour. "Séparement, on n’y arrivera pas". "Au risque de ne pas vous plaire, oui, je pense qu'il faudrait qu'on ait une primaire qui nous permette de nous départager pour n'avoir qu'un candidat et être présent au second tour", a-t-il martelé. 


Des voix s’étaient déjà élevées au sein des socialistes pour demander une "grande primaire citoyenne de la gauche et des écologistes", dans une tribune publiée le 25 août dans Libération. Un appel réitéré ce samedi à l'université d'été des frondeurs à La Rochelle. Leur "motion B" a appelé à nouveau à  une "grande primaire de toute la gauche et des écologistes". Et ce, malgré le refus ferme du PCF, EELV et Jean-Luc  Mélenchon. 

"Je n’irai jamais aux primaires de gauche par loyauté. Car si Hollande ou Valls gagnent, je ne veux pas faire campagne pour eux", a tonné Jean-Luc Mélenchon. Ce dernier avait annoncé dès février se lancer seul dans la course à l'Elysée. Ce que ses anciens camarades communistes lui ont reproché.


Régulièrement accusé de pousser sa propore personnalité au détriment du collectif, il a anticipé ces critique à La Courneuve : "Otons-nous de la tête qu'il faut être d'accord avec un homme, ce n'est pas ce que je demande !" Le candidat déclaré a d’ailleurs profité de la Fête de l’Humanité pour lancer officiellement son programme. 

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