A l'UMP, Jean-François Copé taille patron

A l'UMP, Jean-François Copé taille patron

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POLITIQUE - Jean-François Copé, président de l'UMP, a affirmé lundi sur RTL qu'il était "impossible" pour François Hollande "de conserver l'équipe gouvernementale, après le désaveu des municipales et qu'il fallait changer de Premier ministre. Le député-maire de Meaux bombe le torse et s'impose comme le patron de la droite.

Jean-François Copé tient-il sa revanche ? Le président de l'UMP semble avoir pris un malin plaisir à surfer sur la débâcle essuyée par le Parti socialiste (PS) au lendemain du second tour des municipales, tout en feignant une certaine réserve. Invité sur RTL lundi matin, le député-maire de Meaux réélu au premier tour dans sa ville, a estimé qu'il était "impossible" pour François Hollande de "conserver cette équipe gouvernementale en l'état, avec un tel désaveu". Avant d'ajouter : "Pour moi, c'est le Premier ministre" qu'il faut changer.

Partisan d'une vision sur le long terme, Jean-François Copé s'est interrogé : "La vraie question, la question fondamentale, c'est : qu'est-ce que François Hollande veut faire de notre pays?". En guise d'éléments de réponse, le président de l'UMP préconise "un changement complet de politique" qui s'illustrerait par "des gestes cibles" comme le retrait de la réforme des rythmes scolaires ou du projet de loi pénale de Christiane Taubira.

"Surpris" par "l'ampleur de la vague bleue"

Jean-François Copé s'est en outre dit "surpris" par "l'ampleur de la vague bleue" de dimanche. "J'avais fixé pour objectif que l'on dépasse la barre des 50% des villes de plus de 9.000 habitants - on est majoritaire dans celles de moins de 9.000 - nous avons atteint 62% de villes dans le giron de la droite et du centre droit. C'est un score historique", s'est ensuite félicité le président de l'UMP. Profitant un peu plus du désaveu des municipales, le député-maire de Meaux a insisté sur le fait que l'UMP, désormais "le premier parti de France", allait "continuer de travailler" et "préparait un projet de rupture" pour "changer profondément" le modèle français.

Jean-François Copé, dont l'arrivée à la tête de l'UMP fin 2012 a été contestée, s'est montré omniprésent sur les chaînes de télévision dimanche soir, répétant à l'envi que l'UMP, s'était "reconstruite depuis deux ans", mobilisant énormément sur le terrain, ce qui expliquerait le raz-de-marée bleu. Comme une manière de s'accaparer les mérites de ce changement. Devant les militants réunis au siège parisien du parti, il a estimé, jubilant, que l'UMP allait "poursuivre le combat, notamment à l'occasion de l'échéance européenne qui mobilisera à nouveau les électeurs en mai". Idée qu'il a martelée au micro de RTL en lançant : "Les élections européennes de mai? "Je m'y attelle dès aujourd'hui". Rien ne semble désormais pouvoir ralentir la course effrénée dans laquelle Jean-François Copé s'est lancée.

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