Accueil des migrants : Cazeneuve démonte les "contre-vérités" de Wauquiez, Estrosi et Ciotti

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Le démantèlement de la "Jungle" de Calais

DANS LES DENTS - Invité sur France Inter ce mercredi matin, le ministre de l'Intérieur en a profité pour apporter des précisions au plan d'hébergement des migrants de Calais et démentir les "contre-vérités" de l'opposition.

Alors que certains présidents de Régions et élus locaux ont manifesté leur opposition au plan d’hébergement des migrants de Calais en argumentant sur des informations faussées, Bernard Cazeneuve remet les pendules à l’heure. Au micro de France Inter ce mercredi matin, le ministre de l’Intérieur en charge de la dissolution du bidonville, dit espérer trouver "9000 places" d’hébergement dans des centres d'accueil et d'orientation (CAO), d’ici à la fin de l’année, et nuance les propos de l'opposition. 

"Je veux profiter de votre invitation pour apporter des précisions et tordre le coup à des contre-vérités : ceux qui vivent à Calais relèvent du statut de réfugié", a expliqué Bernard Cazeneuve, contrant ainsi les déclarations de Laurent Wauquiez qui affirmait ce matin sur RTL, qu’il s’agissait de "migrants économiques". "Il faut arrêter de dire des contre-vérités", a-t-il insisté. Accusé par l’opposition de mener moins de reconduites à la frontière, le ministre de l’Intérieur a nuancé ces accusations en évoquant le rétablissement des contrôles aux frontières : "s’il y en a moins, c’est parce que nous procédons depuis les frontières". 

Ils mentent aux Français- Bernard Cazeneuve

Mardi, Christian Estrosi et Eric Ciotti avaient assimilé la répartition des migrants voulue par le ministère de l’Intérieur à la création de "mini-Calais" sur l’ensemble du territoire. "Je refuse que l’on crée de micro jungles de Calais au cœur de nos régions", a affirmé le président de la région PACA dans un courrier adressé à Matignon. 

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    Là encore, Bernard Cazeneuve apporte des précisions : "ces réfugiés font l’objet d’un programme d’insertion", bénéficient de "cours de langue française". Il n’est donc aucunement question de mini-Calais, puisque ces personnes ne sont pas hébergées aux mêmes endroits. "Ils mentent aux Français", a-t-il dénoncé, pointant tous les candidats à la primaire qui ont "tous défilé à Calais en invoquant des contre-vérités sous prétexte qu’il y a une primaire". "Ils créent des conditions de tensions là ou nous avons besoin de solution (…) c’est totalement irresponsable". 

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