Accusations de viol : l'avocate de Nicolas Hulot juge le communiqué du parquet de Saint-Malo "incomplet"

TOURMENTE - Invitée à s'exprimer jeudi soir sur BFM TV, Jacqueline Laffont, avocate de Nicolas Hulot, a estimé que le communiqué du parquet de Saint-Malo au sujet de la plainte de 2008 déposée pour viol contre le célèbre animateur était "incomplet".

C'était une confirmation attendue. Le communiqué du parquet de Saint-Malo, où a été entendu Nicolas Hulot en 2008 dans le cadre d'une plainte pour viol déposée à son encontre, est tombé jeudi 8 février en fin de journée. "Il est d'abord apparu que les deux protagonistes avaient une version contradictoire quant au consentement à la relation sexuelle" explique le parquet, en ajoutant : "Il a en outre été établi que ces faits s'étaient déroulés entre le 9 et le 11 juin 1997. Ceux-ci étant prescrits, la procédure a été classée sans suite."


Un communiqué qui a fait réagir Jacqueline Laffont, l'avocate du ministre de la Transition écologique et solidaire, invitée jeudi soir sur BFM TV. "Ce communiqué est incomplet" explique-t-elle. "Il lui manque quelque chose de fondamental. La prescription c’est une chose, elle existait car la plainte dont il est question a été déposée 11 ans après les faits. Mais (...) le procureur à l'époque avait noté dans la lettre qu'il avait adressée à Nicolas Hulot pour lui faire part de l'avis de classement sans suite, que 'en tout état de cause, les faits n'apparaissaient pas établis'."

Une lettre pour la défense de Hulot

Une nuance de taille pour la défense de l'ex-animateur, qui avait d'ailleurs rappelé sur RMC, le matin-même, désamorçant par avance les informations publiées sur son compte dans L'Ebdo, que les faits, au-delà d'être prescrits, n'étaient pas établis aux yeux de la justice.


La lettre du procueur de l'époque, qui a refait surface dans la presse jeudi, va d'ailleurs dans son sens. Le deuxième paragraphe précise en effet que "les faits dénoncés, qui en tout état de cause n'apparaissaient pas établis, font l'objet ce jour d'un classement sans suite en raison de la prescription intervenue".

Dans la foulée des révélations, le gouvernement s'est montré solidaire de son ministre. Lui-même a indiqué qu'il n'avait pas songé à démissionner.

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