Affaire Benalla : les deux révélations qui fragilisent le préfet de police de Paris

Politique
RÉVÉLATION - Le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, a écrit une carte à Alexandre Benalla, dans laquelle il l'appelle "cher ami", révèle le Canard enchaîné dans son édition de mercredi. Plus tôt, Le Monde indiquait que le couple arrêté par Benalla le 1er mai avait donné sa véritable identité en garde à vue, contrairement aux dires du préfet.

Dure journée pour le chef de la police parisienne. Michel Delpuech, le préfet de police de Paris, est au centre de deux nouvelles révélations concernant l'affaire Benalla. L'une d'elle illustre les relations qu'il entretenait avec Alexandre Benella : dans son édition du 8 août, le Canard Enchaîné révèle que le préfet a écrit à Alexandre Benalla en janvier 2018, en l'appelant "cher ami".

"Cher ami, merci pour la magnifique photo souvenir de quelques forces de l'ordre réunies autour du couple présidentiel. Amicalement à vous. Michel Delpuech", peut-on lire sur cette carte écrite à main, retrouvée chez Alexandre Benalla lors de la perquisition de son domicile d'Issy-les-Moulineaux (92).


Le préfet de police avait pourtant dit ne pas connaître personnellement l'ex-chargé de mission de l'Élysée. Quand les députés de la commission d'enquête parlementaire ont demandé si Michel Delpuech connaissait Alexandre Benalla, le premier a répondu : "Dans mon téléphone portable, je n'ai jamais eu le numéro de M. Benalla". 

En vidéo

VIDÉO - Comprendre l'Affaire Benalla en 4 minutes

Michel Delpuech affirmait que les deux personnes interpellées par Benalla ont donné une fausse identité. C'est faux selon Le Monde.

Plus tôt ce mardi, Le Monde révélait que le jeune couple qui a été molesté par Alexandre Benalla sur la place de la Contrescarpe n'a pas cherché à dissimuler son identité, comme l'avait affirmé Michel Delpuech devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale. Le préfet de police avait dit aux députés que les deux gardés à vue "n’avaient pas de papiers sur eux" et avaient "déclaré de fausses identités".


L'identité exacte de ces deux personnes a été connue de la police dès le soir du 1er mai, indique le quotidien. Celle de l'homme a d'ailleurs été recueillie par Maxence Creusat, l'un des trois policiers mis en examen dans l'affaire Benalla. "Sur la fiche d’interpellation, M. Creusat évoque un 'jet de projectiles (deux bouteilles de bière)', mais précise que le CRS visé 'ne dépose pas plainte' contre le jeune homme de 29 ans, né à Thessalonique, qui décline dès son arrestation ses date de naissance, nom et prénom, reportés à la main par le commissaire (avec deux petites coquilles). L'orthographe est rectifiée le soir même, peu après 22 heures", indique Le Monde.


Quant à la jeune femme, âgé de 30 ans, elle a présenté ses papiers à Philippe Mizerski, le major de police qui devait accompagner Alexandre Benalla le 1er mai. C'est aussi le major Mizerski qui a rédigé la fiche d'interpellation, "entièrement renseignée" selon Le Monde, place de la Contrescarpe, le soir du 1er mai.

Tout savoir sur

Tout savoir sur

Affaire Benalla : la première crise du quinquennat Macron

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter