Affaire Benalla : à quelles questions devra répondre Gérard Collomb à l’Assemblée nationale ?

ENQUÊTE - A 10h ce lundi matin, le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb sera auditionné à l’Assemblée nationale sur l’affaire Benalla. Les membres de la commission des lois attendent de lui qu’il éclaircisse un certain nombre de points encore sans réponse.

En saura-t-on plus en milieu de journée, une fois l’audition de Gérard Collomb à l’Assemblée nationale terminée ? C’est ce qu’espèrent les membres de la commission des lois en charge d’interroger le ministre de l’Intérieur sur l’affaire Benalla à 10h, ce lundi matin. Ces derniers auront de nombreuses questions à poser à l’ancien maire de Lyon.

Tout d’abord, Gérard Collomb devra expliquer pourquoi, alors qu’il était au courant des faits survenus le 1er mai dès le lendemain, il n’a pas réagi plus tôt en saisissant la "police des polices" ou la justice ? Surtout, pourquoi l'article 40 du Code de procédure pénale - qui oblige toute autorité constituée, officier public ou fonctionnaire à porter à la connaissance du procureur de la République un crime ou un délit - n'a-t-il pas été appliqué ?


Les députés demanderont sûrement au ministre de revenir sur la chronologie des faits survenus le 1er mai, avant de lui demander pourquoi et comment Alexandre Benalla a pu bénéficier d'un brassard et d'un casque de police. Gérard Collomb n'échappera pas non plus aux questions sur le rôle exact d’Alexandre Benalla auprès du président de la République, étant donné que sa sécurité relève normalement du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR), dépendante de la Police nationale et donc, par extension, de Beauvau. 

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Quel était le rôle réel d'Alexandre Benalla à l'Élysée ?

Le ministre de l'Intérieur devrait aussi être interrogé sur le rôle d’Alexandre Benalla ces derniers jours, à la suite de sa mise à pied de quinze jours au mois de mai dernier. En effet, le porte-parole de l’Elysée Bruno Roger-Petit avait affirmé jeudi que le jeune homme avait été sanctionné par une mise à pied de deux semaines et "démis de ses fonctions en matière d’organisation de la sécurité des déplacements du président". "La plus grave sanction" en la matière, disait-il, avant que l'on découvre que l'homme apparaît sur plusieurs clichés récents aux côtés d’Emmanuel Macron et de son épouse.

Une audition préparée avec Emmanuel Macron

Gérard Collomb a préparé cette audition tout le week-end, en collaboration avec le président de la République. Si le ministre sera prié de répondre aux questions de la commission des lois, il ne sera pour autant pas malmené par les députés, majoritairement membres de La République en marche. "La commission n'est pas un tribunal populaire", prévenait ainsi l'élu LREM du Calvados Alain Tourret sur LCI. Ce mardi, le soutien de la première heure d'Emmanuel Macron sera entendu devant la commission d'enquête sénatoriale.

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Tourret : la commission d'enquête n'est pas un tribunal populaire

Alexandre Benalla a été mis en examen ce dimanche pour "violence en réunion" ainsi qu’"immixtion dans l’exercice d’une fonction publique", "port public et sans droit d’insignes réglementés" et "recel de détournement d’images issues d’un système de vidéo-protection".

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