Affaire Benalla : co-rapporteure de la commission d'enquête, Yaël Braun-Pivet victime d'injures et menaces sexistes et antisémites

Politique
POLITIQUE - Yaël Braun-Pivet, co-rapporteure LREM de la commission d'enquête sur l'affaire Benalla à l'Assemblée, a annoncé lundi 30 juillet avoir déposé une plainte pour injures et menaces, après des dizaines de messages offensants, envoyés notamment sur Twitter.

Des messages d’insultes par dizaines. Tel est le lot quotidien de Yaël Braun-Pivet, une députée LREM, depuis plusieurs jours et sa prise de fonction au sein de la commission d’enquête sur l’affaire Benalla. Des injures et des menaces qui ont poussé l’élue à porter plainte , lundi 30 juillet, pour injures et menaces.


"Depuis plusieurs jours (...) je suis destinataire d’injures, de messages abjects à caractère sexiste et antisémite, ainsi que de menaces à mon encontre et à celle de ma famille", explique dans un communiqué celle qui est également présidente de la commission des Lois de l'Assemblée. "Rien ne justifie une telle violence. Elle est intolérable. C’est pourquoi j’ai porté plainte pour injures et menaces aujourd’hui auprès du commissariat du 7e arrondissement de Paris", ajoute cette avocate de profession.

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"Benalla de l'Assemblée nationale"

Elle a joint à son communiqué certains de ces messages, comme "rasage comme en 45", ou "voilà la connasse qui préside la commission ce matin 100% des ripoux En Marche", peut-on y lire, photos parfois à l'appui. Des messages qui font écho à ceux relayés au sein de l’hémicycle : plusieurs députés de l'opposition ont accusé la semaine dernière Yaël Braun-Pivet de "protéger" l'Elysée, l'Insoumis Alexis Corbière la qualifiant même de "Benalla de l'Assemblée nationale". 


Après l'annonce de sa plainte, des "marcheurs", dont des membres du gouvernement, et des députés de plusieurs bords ont témoigné leur soutien à la présidente de la commission des Lois. "Les auteurs de ces messages immondes doivent être identifiés, traduits devant les tribunaux et sévèrement sanctionnés", a réagi sur Twitter le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux. "Les lâches auteurs de ce déferlement de haine et d'ignominies devront être identifiés et jugés", a assuré le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb.


Le corapporteur LR de la commission d'enquête, Guillaume Larrivé, a exprimé ses "cordiales pensées à Yaël Braun-Pivet". "Notre désaccord politique est profond. Mais je déplore les attaques personnelles dont elle fait l'objet et que rien ne saurait excuser", a-t-il tweeté. Les députés LFI ont fait part de leur "indignation", dans un communiqué. "Malgré nos profondes oppositions politiques, nous ne pouvons accepter qu'une élue de la République soit visée par des insultes antisémites et/ou sexistes", ont-ils affirmé.

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