Affaire Benalla : enquête et motions de censure... les temps forts de la semaine à venir

ENQUÊTE - De nouvelles auditions ont lieu au Sénat en ce début de semaine ; et deux motions de censure seront défendues à l’Assemblée nationale par l’opposition pour mettre en cause la responsabilité du gouvernement dans cette affaire.

Des zones d'ombres persistent dans l'enquête, et l'opposition n'est pas prête à relâcher la pression sur l'exécutif. C'est pourquoi cette semaine encore, l'affaire Benalla va faire la Une de l'actualité. Au Sénat ou à l'Assemblée nationale, voilà ce qu'il faudra suivre.

Lundi, la commission des lois du Sénat auditionnera : Michel Lalande, préfet des Hauts-de-France à 10h30 ; Jean-Marie Girier, chef de cabinet du ministre de l'Intérieur et ancien directeur de campagne d'Emmanuel Macron à 11h30 ; Stéphane Fratacci, directeur de cabinet de Gérard Collomb à 14h30 ; Olivier de Mazières, préfet des Bouches-du-Rhône à 16h et le colonel Lionel Lavergne, chef du groupe de sécurité de la présidence de la République à 17h30.


Mardi à 8 heures, ce sera au tour de Christophe Castaner, délégué général du mouvement LaREM, de répondre aux questions de la commission d’enquête du Sénat. Il sera principalement interrogé sur Vincent Crase, salarié du mouvement présent sur les vidéos du 1er mai aux côtés d'Alexandre Benalla, et mis en examen pour violences en réunion.


Yaël Braun-Pivet, présidente de la commission des lois de l'Assemblée nationale, a, elle, confirmé ce dimanche dans le JDD que la commission d’enquête du Palais Bourbon en avait terminé avec les auditions. Elle pourrait en revanche révéler les premières conclusions de l'enquête.

Le gouvernement face à deux motions de censure

Mardi, deux motions de censure seront défendues par l'opposition à l'Assemblée nationale. La première par le groupe Les Républicains, la seconde par La France insoumise, les socialistes et les communistes. Leur but est de mettre en cause la responsabilité du gouvernement dans l'affaire Benalla. Edouard Philippe devra répondre aux interpellations de Christian Jacob (LR) et André Chassaigne (PCF) lors d'un seul débat. Deux votes seront organisés à l'issue, mais le résultat ne fait que peu de doutes puisque ni les Républicains avec 103 députés ni les trois groupes de gauche avec 63 parlementaires ne pourront, même en votant les uns pour les autres, rassembler la majorité requise de 289 voix. Le Rassemblement national de Marine Le Pen devrait voter les deux motions.


Enfin, le couple de manifestants molesté par Alexandre Benalla le 1er mai place de la Contrescarpe pourrait être entendu par la justice. Le parquet de Paris a en effet ouvert une enquête préliminaire pour "violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique", et  le procureur de la République de Paris François Molins s'est étonné qu'il n'ait pas été entendu pour "les faits commis contre les forces de l'ordre ce jour-là".

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