Affaire Benalla : Gérard Collomb au centre des critiques après son audition par les députés

Affaire Benalla : Gérard Collomb au centre des critiques après son audition par les députés
Politique

CIBLE - Le ministre de l'Intérieur, auditionné par la commission d'enquête parlementaire dans le cadre de l'affaire Benalla, a déçu par ses réponses. L'opposition lui reproche le flou de certaines de ses réponses et le fait qu'il n'ait pas été suffisamment informé des événements.

Après son audition en commission d'enquête parlementaire, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb est la cible des critiques de nombreux élus, de droite comme de gauche. Ces derniers lui reprochent soit de ne pas en dire assez, soit de ne pas en avoir su assez. 

Des critiques résumées par le député Eric Coquerel (La France insoumise), qui indique que "soit effectivement Gérard Collomb ne sait rien, soit il ment". Pour son collègue Alexis Corbière, le ministre a "fui les réponses". Olivier Faure (Parti socialiste) partage une analyse semblable : "On peut résumer cette audition au fait que Monsieur Collomb n'est au courant de rien. Tout se fait à l'insu de son plein gré." 

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À droite, les critiques rejoignent celles des élus de gauche. "Il n'a rien vu, il n'est au courant de rien. C'est au niveau du cabinet du président de la République qu'il faut aller chercher les responsabilités dans le comportement de monsieur Benalla le 1er mai", estime Marine Le Pen (RN), qui ajoute que "ça veut dire qu'il y a une police parallèle qui s'organise à côté du ministère de l'Intérieur et c'est, je crois, le sujet le plus grave dans cette affaire".

Eric Ciotti (Les Républicains), évoque également "une affaire d'Etat (...) qui pose la question d'une police parallèle". Et d'ajouter que "le gouvernement nous indique qu'il n'y a rien à voir, que tout était parfait, qu'il y a sans doute des fautes administratives, mais qu'il n'y a aucune responsabilité politique. C'est naturellement grossier et grotesque."

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Alors que l'opposition est unanime sur la prestation de Gérard Collomb, tous en tirent la même conséquence, résumée par Olivier Faure :  "On a là un ministre qui a cherché dans cette audition essentiellement une chose : à se protéger, à éviter d'être le responsable politique de cette affaire." Pour le député PS, "il y a une évidence, c'est qu'ils ont choisi le fusible et ce fusible n'est pas monsieur Collomb, il est monsieur Strzoda", le chef de cabinet du président de la République, dont l'audition mardi à 16h30 est autant attendue par les parlementaires que l'était celle de Gérard Collomb.

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