Affaire Benalla : pourquoi Christophe Castaner est auditionné par la commission d'enquête du Sénat

Politique
AU TABLEAU - Le secrétaire d'Etat chargés des Relations avec le parlement est auditionné par l'enquête parlementaire du Sénat, mardi 31 juillet à 8h. Une convocation que lui vaut son rôle de délégué général de la République en marche.

A priori - mais sait-on jamais, quand on connait les taquineries dont peut faire preuve le patron des commissaires du Sénat Philippe Bas - Christophe Castaner ne devrait pas être interrogé sur le rôle de bagagiste qu'il avait attribué à Alexandre Benalla,  le jour de l'arrivée des Bleus sur les Champs Elysées, avant d'être démenti par l'intéressé lui-même. Non, si ce fidèle d'Emmanuel Macron est auditionné, c'est pour son statut d'employeur de Vincent Crase, le deuxième homme derrière le collaborateur de l'Elysée.


Vincent Crase, c'est cet homme au crâne rasé qui apparaît aux côtés d'Alexandre Benalla dans les vidéos qui les incriminent. Ex-gendarme de réserve, ex-collaborateur ponctuel de l'Elysée et agent de sécurité employé chez La République en marche, il a été repéré le 1er mai, menaçant l'homme plus tard violenté par Alexandre Benalla, puis dans une autre vidéo où on le voit interpeller d'autres manifestants. C'est son nom qui, dans une tentative de diversion, avait été donné par Bruno Roger-Petit au lendemain des révélations du Monde, pour apprendre sa mise à l'écart par la présidence.

Christophe Castaner, dont les commissaires de LaRem n'avait pas souhaité l'audition à l'Assemblée nationale, sera interrogé sur le rôle de Vincent Crase dans la protection élyséenne, toujours dans le cadre des questions posées sur les prérogatives que s'arrogeaient ces deux hommes par rapport aux forces de l'ordre. "On veut des précisions sur le statut de monsieur Crase, a indiqué la sénatrice PS de Paris Marie-Pierre de La Gontrie. Pourquoi il a été présenté à la place de la Contrescarpe comme un collaborateur de l'Elysee ? Est-ce qu'il y a une porosité entre La République en marche et l'Elysee ?"


Les réponses seront d'autant plus intéressantes que Vincent Crase est, lui aussi, mis en examen pour violences en réunion et immixtion dans l'exercice d'une fonction publique, et qu'il n'a toujours pas été officiellement sanctionné par son employeur.

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