Benalla s’est rendu à deux reprises à l’Assemblée durant sa suspension, de Rugy ouvre une enquête

REBONDISSEMENT - Suspendu deux semaines après les faits du 1er mai, Alexandre Benalla s’est rendu deux fois à l’Assemblée nationale durant sa période de suspension. Une information révélée ce mardi par le Figaro et confirmée par l’Assemblée nationale qui ouvre de nouveau le doute sur la réalité de sa sanction.

Quand l’Élysée a découvert le 2 mai les images d’Alexandre Benalla molestant la veille un manifestant place de la Contrescarpe à Paris, le jeune chargé de mission a été suspendu immédiatement et dans la plus grande discrétion pour une durée de deux semaines. Après la révélation de cette affaire mi-juillet par Le Monde, des doutes ont cependant été émis sur la réalité de cette sanction. 


Lors de ses auditions par les commissions d’enquête parlementaire de l’Assemblée nationale et du Sénat, Patrick Strzoda, chef de cabinet de l’Elysée et supérieur hiérarchique direct d’Alexandre Benalla, a assuré que l’homme qui est au cœur de cette affaire avait bel et bien été mis à pied du 4 au 21 mai. Dans son interview au Monde la semaine dernière, Alexandre Benalla a même précisé avoir quitté Paris du 4 au 15 mai et être allé se reposer en Bretagne avant de revenir dans la capitale. 

De Rugy lance une enquête administrative

S’il assure ne pas avoir mis les pieds à l’Élysée durant ses deux semaines de suspension, il s’est en revanche rendu à deux reprises à l’Assemblée nationale, a confirmé ce mardi soir la présidence de l'Assemblée, après la révélation de cette information par Le Figaro en milieu d’après-midi. Une première fois le 16 mai vers 14 heures et une seconde fois le lendemain vers 16 heures. C’est en tout cas ce qu’indique le badge de l’ancien chargé de mission au cabinet d’Emmanuel Macron, qui bénéficiait d’un accès total au Palais Bourbon jusqu’à la semaine dernière.


Ces deux passages à l’Assemblée nationale n’entrent pas en contradiction avec les propos d’Alexandre Benalla qui était rentré à Paris à ces dates-là. Ceci dit, que faisait-il à l’Assemblée nationale alors qu’il était en principe suspendu ? Le mystère est pour l’instant entier.


En attendant, le président de l'Assemblée nationale, François de Rugy, a ouvert "une enquête administrative interne" après cette nouvelle révélation. Il souhaite savoir comment des "données relatives au badgeage électronique" qui "sont à caractère personnel" et qui "ne peuvent en aucun cas être rendues publiques" ont pu sortir dans la presse.

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