Affaire Bygmalion : Franck Attal affirme que Nicolas Sarkozy était "hors-la-loi"

Affaire Bygmalion : Franck Attal affirme que Nicolas Sarkozy était "hors-la-loi"

Politique
COUPABLE. Franck Attal, organisateur des meetings de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, a reconnu ce lundi sur RMC qu'il était au courant des dépassements des comptes de campagne du candidat, et a plaidé "coupable sur la faute morale", même s'il récuse être coupable "au niveau pénal".

Franck Attal, chargé en 2012 d'organiser les meetings de Nicolas Sarkozy via la filière de Bygmalion Event & Cie, était sorti de son silence jeudi dernier lors de la diffusion d'un reportage d'Envoyé Spécial dans lequel il livrait sa version de l'affaire Bygmalion. Ce lundi, il s'est de nouveau exprimé sur RMC. "J’ai accepté votre proposition car j’avais le sentiment qu’il fallait que je couvre un service après-vente après la diffusion d’Envoyé spécial. J’étais obligé, j’avais besoin de raconter cette vérité" a-t-il expliqué.


Franck Attal est revenu sur le déroulé des événements et ses rendez-vous successifs avec l'entourage de Nicolas Sarkozy pour l'informer de la mise en place du système de double facturation. Il a confirmé avoir été informé de cela "fin mars" mais ne jamais en avoir parlé avec Nicolas Sarkozy. "La facturation n'était pas mon sujet" argumente-t-il. Alors que Nicolas Sarkozy a souvent répété qu'il ne connaissait pas Franck Attal, ce dernier a tout de même précisé qu'ils s'étaient rencontrés "une quarantaine de fois dans les meetings". 

Je savais que j'étais hors la loi et que le candidat était hors la loiFranck Attal

Surtout, ce lundi, Franck Attal est revenu sur sa responsabilité dans cette affaire. "Je savais qu'il y avait une double facturation, que j'étais hors la loi et que le candidat était hors la loi. Mais je n'ai rien dit. J'ai pensé à démissionner mais pas longtemps car je ne me voyais pas planter les gens pour qui je travaillais, et j'ai des enfants, des frais."


"Aujourd'hui, je plaide coupable sur la faute morale. En ce qui concerne le sujet pénal, aujourd'hui, je continuerai jusqu'au bout à défendre mon innocence" a-t-il affirmé. La seule chose dont je peux être coupable c'est d'avoir continué à livrer des meetings. Techniquement je n'ai pas de responsabilité. Je considère ne pas avoir été coupable au niveau pénal."

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