François de Rugy : "Il y a des gens qui se vengent"

Politique
AFFAIRE DE RUGY - Dans un entretien paru aujourd'hui dans le JDD, François de Rugy assure n'avoir "rien fait qui soit en dehors des clous." Le ministre de l'Ecologie a rencontré samedi la déontologue de l'Assemblée nationale qui doit inspecter les frais dépensés durant la présidence de De Rugy.

La contre-attaque continue. Interrogé par Le Journal du Dimanche, François de Rugy veut montrer sa détermination face aux multiples révélations concernant son train de vie, notamment lorsqu'il était président de l'Assemblée nationale. "L'enjeu, c'est de tenir alors qu'on veut vous démolir", a affirmé le ministre de le la Transition écologique et solidaire. 


François de Rugy espère que ce feuilleton "sera fini fin juillet, personne n'a envie de laisser traîner ça. "Il n’y a pas quelqu’un qui tire les ficelles mais tout un tas de gens qui se vengent", commente François de Rugy. Première cible du ministre : Mediapart, le site à l'origine des révélations de cette semaine, qui aurait selon lui le "fantasme des coupeurs de tête."

François de Rugy s'explique également sur le limogeage de Nicole Klein, sa directrice de cabinet qui a occupé indûment un logement social pendant plusieurs années.  Dans un entretien à Ouest-France, la haute fonctionnaire lui reproche de l'avoir sacrifiée "pour sauver sa tête." Le ministre, lui, se justifie sur ce renvoi manu militari : "Elle ne voulait pas bouger, elle ne fournissait aucune explication, il fallait bien trancher".


Pour prouver sa bonne foi, François de Rugy s'est entretenu samedi 13 juillet avec la déontologue et le secrétaire général de l'Assemblée nationale. Le ministre fait en effet l'objet de vérifications du Palais Bourbon pour ses dépenses engagées lorsqu'il était président de l'Assemblée nationale, mais aussi de la part de Matignon pour ses travaux au ministère de la transition écologique et solidaire. S'il estime qu’"avec ces photos, les apparences sont contre [lui] ", il déclare n'avoir "rien fait qui soit en dehors des clous. En France, le modèle n’est pas la barre chocolatée de la ministre suédoise…"

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