Affaire des "écoutes" : Gérald Darmanin assure Nicolas Sarkozy de son "soutien amical"

Affaire des "écoutes" : Gérald Darmanin assure Nicolas Sarkozy de son "soutien amical"

SOUTIEN - En marge d'une visite dans le cadre du "Beauvau de la sécurité", le ministre de l'Intérieur a réaffirmé son soutien à Nicolas Sarkozy. L'ancien président a été condamné lundi 1er mars en première instance, à un an de prison ferme, pour "corruption" et "trafic d'influence".

Il est le premier membre du gouvernement à avoir réagi. En déplacement à Alès, dans le Gard, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin s'est exprimé, ce lundi 1er mars, sur la condamnation de Nicolas Sarkozy à trois ans dont un an ferme pour "corruption" et "trafic d'influence" dans l'affaire dite des "écoutes", une décision dont il va faire appel. Un jugement sans précédent pour un ancien président de la Ve République. Avant lui, seul Jacques Chirac avait été sanctionné par la justice, condamné en 2011 à deux ans de prison avec sursis dans le dossier des emplois fictifs de la ville de Paris. 

"Chacun sait l'affection et le respect que j'ai pour Nicolas Sarkozy, qui a été un grand président de la République et qui, en ces moments difficiles, a évidemment mon soutien, mon soutien amical. Je n'oublie pas tout ce qu'il a apporté à notre pays", a déclaré l'ancien porte-parole de Nicolas Sarkozy, qu'il avait aussi soutenu pour les primaires de la droite en 2016.

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Affaire des "écoutes" : Nicolas Sarkozy condamné en première instance

"Je ne commente pas les décisions de justice, et je peux vous redire tout le respect et l'affection que j'ai pour le président Sarkozy", a ajouté le ministre de l'Intérieur, qui aurait été vivement encouragé par l'ancien patron de l'UMP à accepter, en 2017, le portefeuille ministériel de l'Action et des Comptes publics, proposé par Emmanuel Macron.

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Retiré de la politique depuis 2016, mais toujours très populaire à droite, un an avant le prochain scrutin, Nicolas Sarkozy est sous forte pression judiciaire. Il est mis en cause dans plusieurs dossiers, dont celui portant sur des soupçons de financement libyen de sa campagne victorieuse de 2007. Cette première condamnation intervient alors qu'il doit à nouveau faire face à des juges, dès le 17 mars, au procès de l'affaire "Bygmalion", portant sur les frais de sa campagne présidentielle de 2012.

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