Affaire Rugy : nouvelle salve de Mediapart au sujet de l'appartement loué par le ministre à Orvault

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Affaire Rugy : le ministre de l'Écologie poussé à la démission

APPARTEMENT - Mediapart publie, jeudi 11 juillet, une nouvelle enquête mettant en cause, François de Rugy. Le journal affirme qu'il loue un "logement à loyer social préférentiel". Une affirmation qui n'a "jamais" été portée à la connaissance du ministre, se défend-il.

Nouvelle salve de la part de Mediapart. Jeudi 11 juillet, le journal d'investigation affirme que le numéro 2 du gouvernement loue, depuis le 18 juillet 2016, un appartement à Orvault, dans la banlieue de Nantes, où il a été conseiller municipal. Jusque là, pas de problème, si ce n'est que le site affirme qu'il s'agit d'un appartement à "loyer social préférentiel modéré", et que le dispositif par lequel cet appartement à été acquis et loué oblige le locataire à en faire sa résidence principale. 

Le journal indique que, depuis trois ans, le ministre loue, pour y accueillir un appartement à vocation sociale en Loire-Atlantique, sans satisfaire aux conditions de location — il est notamment largement au-dessus des plafonds de revenus". Le journal précise que cet appartement, un T2 de 48m2  fait l'objet d'un loyer modéré plafonné pour "des locataires répondant à des critères strictes, notamment en matière de revenus modestes". Or, c'est là que ça coince : comment un parlementaire a-t-il pu bénéficier d'un tel appartement et le garder ? 

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Des revenus supérieurs au plafond

Et Mediapart de détailler : sur son avis d’impôt 2015 faisant état de revenus imposables de 47 958 € en 2014, François de Rugy a  "déduit fiscalement plus de 20 000 euros de 'dons aux œuvres' cette année-là, et n’a pas payé le moindre euro d'impôt sur le revenu", explique le journal. Reste que ces revenus demeurent au dessus du plafond de revenu qui était 34 790 €. "Des contrôles ont été effectués, tout s'est fait dans le respect dans la réglementation", affirme le bailleur interrogé par Mediapart. (Le crédit immobilier habitat). 

Ce qui n'a pas empêché la propriétaire des lieux d'être surprise à la lecture du nom de son locataire. "Lorsque le Crédit agricole immobilier m’a informée de la location au député François De Rugy, je me suis étonnée. L’agent m’a dit : 'Au moins, vous êtes sûre d’être payée'", explique-t-elle à Mediapart.

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Prenant les devants de cette enquête, François de Rugy a publié, aux alentours de 19h, un post sur Facebook. Il indique qu'il est  "l'objet ce soir d’une nouvelle attaque de Mediapart", au sujet dudit appartement loué "à Orvault, depuis trois ans, où j’accueille mes enfants lorsque j’en ai la garde le week-end : un deux pièces de 48 mètres carré, loué au prix de 622€ par mois (appartement et parking)". Et de fournir ses réponses aux questions posées par Mediapart, ainsi que l'annonce immobilière, son contrat de bail, l'état des lieux, ainsi que les échanges avec l'agence immobilière. 

Depuis ce mercredi 11 juillet, le ministre est mis en cause par Mediapart dans plusieurs articles : un premier évoquant, photos de homards et de vins grands crus à l'appui, des dîners fastueux organisés à l'Hôtel de Lassay lorsqu'il était président de l'Assemblée nationale. Entre temps, Mediapart avait tiré une nouvelle salve mercredi soir avec des informations concernant un logement HLM à Paris occupé par la directrice de cabinet du ministre, Nicole Klein, depuis 2001 et conservé de 2006 à 2018 alors qu'elle n'habitait plus la capitale. Ce qui a valu au ministre de mettre fin aux fonctions de sa bras droit le lendemain  Le feuilleton s'est poursuivi ce jour, avec un autre article concernant des travaux réalisés par le ministre dans son logement de fonction à l'Hôtel de Roquelaure pour un montant de 63.000 euros.

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