Affaire Mila : Emmanuel Macron soutient l'adolescente et "le droit au blasphème"

Affaire Mila : Emmanuel Macron soutient l'adolescente et "le droit au blasphème"

POLÉMIQUE - Devant les députés de la majorité, réunis à l'Elysée dans la soirée, mardi 11 février, est revenu sur l'affaire Mila, du nom de cette lycéenne iséroise qui menacée de mort après avoir insulté la religion musulmane.

"Dans ce débat, on a perdu de vue que Mila est une adolescente". A travers un entretien au Dauphiné Libéré et aux journaux du groupe Ebra, Emmanuel Macron est revenu sur l'affaire Mila, du nom de cette Iséroise qui a été menacée de mort après avoir insulté la religion musulmane. "On lui doit donc une protection à l’école, dans sa vie quotidienne, dans ses déplacements. L’Etat a pris ses responsabilités", a-t-il ajouté en référence à la solution de rescolarisation annoncée le 6 février par le ministre de l'Education nationale.

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Pourquoi l'affaire Mila fait polémique

"Ce qui est interdit, c’est l’appel à la haine"

Cette adolescente avait dû quitter son lycée après avoir été menacée de mort sur les réseaux sociaux en raison de propos insultants envers la religion musulmane. La polémique a ensuite fait irruption dans la sphère politique après des déclarations de la ministre de la Justice Nicole Belloubet selon laquelle l"insulte à la religion" est "une atteinte à la liberté de conscience", propos dont elle a regretté plus tard "l'inexactitude".

Selon le président, les enfants doivent "être mieux protégés" contre les "nouvelles formes de haine et de harcèlement en ligne". "Je sépare cet impératif de la question sur la critique des religions. La loi est claire : nous avons droit au blasphème, à critiquer, à caricaturer les religions", a souligné Emmanuel Macron. "L'ordre républicain n'est pas l'ordre moral", a-t-il insisté, avant de préciser : "Ce qui est interdit, c’est l’appel à la haine, l’atteinte à la dignité".

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Emmanuel Macron avait déjà évoqué "la liberté de blasphème" lors d'un déplacement au festival de BD d'Angoulême, le 30 janvier: "Dans notre pays la liberté d'expression est protégée, dans ce pays et il y en a peu dans le monde, la liberté de blasphème est protégée, de critiquer les dirigeants, de les railler et ça c'est un trésor". 

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