Affaire Rugy : l'enquête valide dans l'ensemble les 63.000 euros de travaux dans son logement de fonction

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Affaire Rugy : le ministre de l'Écologie poussé à la démission

AFFAIRE RUGY - Les conclusions des enquêtes lancées par l'Assemblée nationale et le gouvernement sur le train de vie de François de Rugy doivent être rendues publiques mardi. Selon les premiers éléments, les dîners étaient d'ordre professionnels et les travaux de rénovation justifiés.

L'enquête sur les travaux dans le logement de fonction de François de Rugy a dans l'ensemble validé les dépenses engagées, selon le rapport du secrétariat général du gouvernement que LCI s'est procuré ce mardi. Les 63.000 dépensés pour l'Hôtel de Roquelaure sont donc, selon ce rapport, justifiés. Seul bémol exprimé par l'enquête menée par la contrôleuse générale des armées Virginie Aubard : la "relative urgence" dans laquelle les commandes ont été passées, notamment pour la réalisation d'un dressing sur mesure pour près de 17.000 euros TTC.


Si ce logement ancien "manque de capacités de rangement", "le devis n'a pas été ajusté en envisageant par exemple un degré de finition moindre", déplore le rapport qu'Edouard Philippe a décidé de rendre public au nom de la "transparence".

Fabrice Arfi, le journaliste de Mediapart à l'origine de ces révélations, n'a pas manqué de réagir dans la foulée sur Twitter. Avant manifestement de promettre de nouvelles révélations concernant les "dîners" pour ce soir.

Les dîners, justement : vendredi, on apprenait que ceux-ci, déjà épinglés par Mediapart, étaient tous d'ordre "professionnels", comme assuré par François de Rugy. On attend désormais ce mardi les conclusions de l'enquête menée par l'Assemblée sur cette affaire. Et les révélations de Mediapart...

Aucune information n'a en revanche filtré quant aux accusations d'utilisation de son indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) pour payer des cotisations à son parti de l'époque, Europe Ecologie-Les Verts (EELV), en 2013-2014.

Un peu comme si Bayer Monsanto disait que le glyphosate n'était pas nocif pour la santéManon Aubry

Reste que certains politiques mettent en cause l'impartialité de ces enquêtes internes qui ne seraient "pas crédibles" et "ne voient jamais rien", selon Delphine Batho, interrogée lundi sur Franceinfo. "Un peu comme si Bayer Monsanto disait que le glyphosate n'était pas nocif pour la santé. Super indépendant", selon Manon Aubry (LFI) sur Twitter.

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