VIDEO - Aides sociales : Muriel Pénicaud favorable à une "contrepartie"

VIDEO - Aides sociales : Muriel Pénicaud favorable à une "contrepartie"

SOCIAL - Sur LCI, la ministre du Travail a défendu la proposition du Premier ministre, Edouard Philippe souhaitant des "contreparties" aux aides sociales. "Il peut s'agir de faire quelques heures de bénévolat dans une collectivité locale ou une association", a notamment expliqué la ministre.

Faut-il instaurer des "contreparties" aux aides sociales ? C'est la proposition que défend le gouvernement ces jours-ci. En particulier le Premier ministre Edouard Philippe qui, le 15 février, avait ouvert la porte à ce débat : "Il n'est pas scandaleux, je le dis comme je le pense, de poser la question des droits et des devoirs". Un point de vue partagé par Muriel Pénicaud, la ministre du Travail défendant ce dimanche soir sur LCI ce principe "d'équilibre".

"Cela fait partie des sujets que nous allons regarder avec Agnès Buzyn, les ministres concernés et les partenaires sociaux dans les mois qui viennent", a-t-elle déclaré sur le plateau d'En toute franchise. Et l'ancienne DRH de Danone de défendre la position du gouvernement : "C'est bien d'équilibrer les droits et les devoirs quand on a un système collectif. Et c'est bien de dire à ceux qui sont en difficulté : la société vous aide, elle vous donne une sécurité, elle vous donne un revenu pour vivre et survivre. Et en même temps vous pouvez apporter quelque chose de votre côté."

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"Cela vous redonne confiance et vous remet dans le monde du travail"

"Parfois il y a des personnes qui sont au RSA et qui ont des gros problèmes de santé ; la contrepartie peut être ici de se soigner. Mais pour d'autres, lorsqu'on est au RSA, il peut s'agir de faire quelques heures de bénévolat dans une collectivité locale ou une association. Cela vous redonne confiance et vous remet dans le monde du travail. Proposer systématiquement aux bénéficiaires du RSA quelque chose d'adapté, d'humain, à hauteur d'homme, qui n'est pas bureaucratique mais qui correspond à la situation de la personne c'est dire aussi qu'on a confiance, que ces personnes peuvent apporter quelque chose."

Le gouvernement semble décidé à défendre ces contreparties aux aides sociales, malgré des remous dans la majorité LaRem et des attaques à gauche. Edouard Philippe est en effet accusé d'aller dans le sens des attaques de son ancien parti des Républicains contre "l'assistanat". La présidente de la commission des Affaires sociales, Brigitte Bourguignon (LaRem), a appelé la semaine dernière à "arrêt(er)de stigmatiser nos concitoyens les plus fragiles en reprenant les propositions de Laurent Wauquiez et des tenants du 'cancer de l’assistanat'", ce qui "ajoute de la division inutile entre les Français".

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